Cette démarche menée par l’Association des étudiants en sciences et génie de l’Université Laval (AESGUL) ne vise aucunement la tenue du référendum que tient actuellement la CADEUL et n’est pas une prise de position dans ce débat. Notre objectif est d’exprimer notre malaise sur le fait que le résultat de ce référendum deviendra une position officielle au sujet des frais de scolarité comme il a été décidé à la dernière assemblée générale de la CADEUL.

Nous croyons que le résultat de ce référendum donnera une position forte à la CADEUL vis-à-vis à la hausse des droits de scolarité de 325$ annuellement. Cependant, notre réflexion nous porte à croire que la position de la CADEUL face aux frais de scolarité en sera affaiblie par le report d’un débat approfondi sur cette question et par le peu d’alternatives présentement offertes sur ce sujet.

L’unique choix présentement offert par la CADEUL est d’être en accord ou non avec cette hausse des droits de scolarité annoncée par le gouvernement du Québec. Plusieurs choix sont présentement écartés du débat tels : la gratuité, le gel, le dégel avec modulation, le dégel avec indexation et biens d’autres.

Bien sûr, plusieurs affirmeront que la CADEUL offre une solution de remplacement, soit le fond des services de santé et d’éducation postsecondaire (FSSEP). Cette idée n’apporte malheureusement pas une alternative dans le débat sur les droits de scolarité puisqu’elle est une alternative au financement des institutions postsecondaires en obligeant des entreprises à verser de l’argent dans le système d’éducation québécois qui n’est pas le but de notre réflexion.

Nous convenons qu’une position renouvelée sur les frais de scolarité est nécessaire en ce temps de mobilisation étudiante, mais précipiter notre décision en éludant le débat affaiblira la position de la CADEUL face au gouvernement et aux autres associations étudiantes. Donc, repousser le débat n’est pas souhaitable.

En conclusion, nous incitons tous les étudiants membres de la CADEUL à exprimer leur opinion sur la question référendaire ainsi qu’à participer massivement au vote. Mais nous demandons à la CADEUL de mettre en branle en parallèle ou à très court terme un vrai débat sur les frais de scolarité afin que sa position en soit plus forte. Rappelez-vous que la ligne droite est toujours le chemin le plus court, mais elle n’est pas toujours le meilleur chemin.

L’Association des étudiants en sciences et génie de l’Université Laval