Un texte de Chloé Bonnefoy

Le Show de la rentrée 2019, c’était malade, on s’entend. Au moins un an qu’on avait commencé à l’attendre. En irréductible française, la programmation ne me parlait pas du tout au début, puis on a vu un nom revenir si souvent dans les commentaires que ça a piqué ma curiosité : Clay and Friends /emoji cœur/. Sur la route du show, mon amie s’offusque : « Tu connais pas Clay and Friends ? Sûre que t’étais pas à Québec cet été ». Bon, on a cours à 8h et c’est le dernier show. Quoi faire.

Pour vrai, ça valait le coup d’arriver en retard ce matin. Pour ceux qui comme moi ne sont pas à l’heure, Clay and Friends viennent de Montréal et courent les scènes et les premières parties comme celles de Tryo, Jeanjass et des Cowboys Fringants, pour ne citer qu’eux. Cette fois, c’était leur show à eux, pour la seconde fois au Show de la rentrée (ils étaient déjà passés il y a 4 ans). Du reggae/ hip-hop de 2015, ils sont rendus à «un brillant mélange de hip-hop, funk, jazz et reggae», comme le dit leur site officiel. L’énergie et la synergie sur scène et la pratique intense de bodysurfing dans le public ravissaient déjà ; le duo Mike Clay/ Adel Kazi menait la danse et l’ambiance sans se laisser dérouter par le moindre problème technique, suivis de près par Pascal Boisseau (basse), Clément Langlois-Légaré (guitare) et Émile Désilets (clavier), qui faisaient bouger le pavillon Alphonse-Desjardins.

C’était le fun, littéralement, et le groupe s’est bien amusé à faire monter le public sur scène, une improvisation entre deux tounes de musica popular de Verdun mais surtout, tester la patience de la salle, pour faire exploser l’ambiance avec le titre tant attendu OMG, plus funk que jamais sur scène.

On se dit à bientôt, Clay and Friends.