L’Université Laval et l’Université du Québec sont les seuls campus à ne pas avoir emboîté le pas pour bannir la vente de bouteilles d’eau. Le 19 mars avait lieu, dans plusieurs pavillons de l’Université, la Journée sans eau embouteillée. Mondialement, c’est le 22 mars que cela se passe.

Marie-Ève Duchesne

Univert Laval a ainsi mis en place plusieurs kiosques dans divers pavillons sur le campus. Distribution de tracts, eau avec des saveurs à faire goûter aux gens. Mais surtout, des explications sur les impacts environnementaux de la bouteille d’eau étaient offertes aux personnes s’arrêtant aux kiosques.

Cette journée a pour but de sensibiliser les étudiants et les membres du personnel à leurs achats d’eau embouteillée. Cependant, il est noté que l’Université, comparativement aux années précédentes, n’a pas participé : «Elle (l’Université Laval) ne daigne même pas se mouiller en révélant les faits à propos de l’eau embouteillée dans une campagne de sensibilisation, c’est pourquoi Univert Laval a fait cavalier seul cette année avec sa campagne et a tenté de toucher le plus de gens possible avec les faits, via ses multiples activités et affiches promotionnelles », nous a dit Jean-Sébastien Gauthier d’Univert Laval.

Les cafés étudiants ont été invités à participer à la journée du 19 mars. Seulement la moitié des cafés étudiants ont décidé de ne faire aucune vente de bouteilles d’eau dans leurs établissements. Malgré une consommation faible ailleurs au Canada, c’est au Québec que se consomment le plus de bouteilles. En tout, les Québécois boivent en moyenne 66 litres d’eau embouteillée par année.

En recyclage, les données sont un peu plus alarmistes : selon Recyc-Québec, 44% des bouteilles de plastique sont recyclées au Québec. Du côté de la collecte sélective à la maison, ce pourcentage monte à 57%. Ce qui n’empêche cependant pas 560 millions de bouteilles de se retrouver directement au dépotoir, toujours selon l’organisme gouvernemental. Dans certains cas, certaines sont même retrouvées dans des plans d’eau au Québec. Les données datent cependant de 2008.

Ailleurs au Québec, l’Université de Montréal a emboité le pas pour faire des pavillons Lassonde et de la Polytechnique des endroits sans vente de bouteilles d’eau. C’est à la suite des demandes des étudiants et du personnel de l’UdeM que le projet a été mis en place. Autre exemple, la ville de Thetford Mines abolira d’ici la fin du mois de mars la distribution et l’utilisation d’eau en bouteille sur son territoire.

Environ 100 personnes ont participé aux activités de la Journée sans eau embouteillée. « Bref nous continuons d’être actifs dans ce dossier tant et aussi longtemps que l’Université Laval ne changera pas de stratégie sur la question. », mentionne Jean-Sébastien Gauthier d’Univert Laval.