Comme vous avez pu le lire dans notre article dans notre section Actualités, les délégués de la Confédération des associations des étudiantes et des étudiants de l’Université Laval (CADEUL) ont élu, vendredi dernier, un nouvel exécutif. Cet organe, composé de sept postes, est cependant maintenant pourvu par seulement quatre personnes. La CADEUL n’a pas de vice-président aux communications, aux finances et aux affaires institutionnelles. Trois exécutants ont été élus par acclamation.

Que l’heure soit aux constats va sans dire.

La réaction du collège électoral envers le candidat à la vice-présidence (on lui a préféré une chaise vide) a plus relevé du mécanisme de défense contre un candidat qui n’a clairement pas convaincu les délégués.

C’est aux affaires institutionnelles que le manque est le plus ironique : l’organisation semble incapable d’attirer un bon nombre de candidats, même dans un moment où la mobilisation étudiante a un avenir prometteur devant elle. Confrontation avec le gouvernement, donc premier test de la TaCEQ (dont la CADEUL est l’un des géniteurs),  croisée des chemins pour le LPU (une possibilité d’entente avec la Ville et l’Université semblant se concrétiser), arrivée progressive de l’ENA, autant de dossiers qui promettent de monopoliser la Confédération.

Pourquoi si peu de gens se présentent-ils à l’exécutif de la CADEUL? Ce n’est certainement pas par peur d’y passer une année ennuyante.

Peut-être que la réponse vient de la conjoncture actuelle (et d’un apocalyptique mais présumé désintérêt des «jeunes» de la politique), peut-être qu’elle tient d’une coïncidence. Se peut-il qu’elle se trouve directement dans la nature de la bête?

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Cela évoque une comparaison avec tous ceux qui ont à répondre aux questions classiques de la «run de lait» des émissions d’affaires publiques québécoises (Tout le monde en parle, Christianne Charette, Bazzo.tv, vous voyez le genre), à qui on demande fréquemment si la politique les intéresse. Les réponses fréquentes évoquent la rigidité de la ligne de parti, les horaires désagréables et le manque de liberté de la vie politique.

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Vous pouvez lire, en page 17 de notre édition de cette semaine, à propos d’un documentaire sur le poète et homme politique Gérald Godin. Difficile de ne pas saluer, justement, le respect de la population que dégageait l’homme. Tant d’humilité fait changement, quand on entend les premières salves de la campagne fédérale. «Notre Région au Pouvoir», dit le parti conservateur.

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Il ne reste que deux parutions de votre journal étudiant avant la fin de cette année. Il ne vous reste donc que deux occasions d’écrire un article (peut-être votre premier) avant le mois de mai. N’hésitez pas à m’en parler, à redaction@impact.ulaval.ca, car nous accueillons des gens de tous les profils! Surveillez aussi le site du service de placement de l’Université pour voir les postes que nous offrons pour l’an prochain.