Je comprends votre désarroi par rapport à la finalité du référendum de la CADEUL dans le contexte estudiantin actuel. Le fait que notre confédération ait décidé de faire du résultat référendaire sa position officielle peut, en effet, sembler incohérent ou incomplet. Toutefois, je crois que votre critique publiée la semaine dernière est sujette à certaines rectifications.


Lorsque vous avancez que la CADEUL affaiblira sa position générale en reportant les <<réels>> débats, je vous donne tort. En ce moment précis, le mouvement étudiant à travers la province tente de mobiliser l'ensemble de ses acteurs sous une même bannière afin de décrier la façon dont les multiples hausses se sont faites par le passé. Ceux-ci ont consenti à mettre de côté leurs différentes affiliations et leurs différentes positions (celles que vous mentionnez dans votre article) afin que, tous ensemble, nous puissions premièrement : contester, et deuxièmement : proposer.

S'inscrivant donc dans cette logique, la CADEUL et la majorité de ses associations membres ont décidé de mettre de côté leurs divergences afin de se concentrer sur les alternatives concrètes face à la hausse. Il est clair que le résultat référendaire ne pourra servir indéfiniment de position officielle dans l'optique où les différentes associations ne partagent pas les mêmes opinions à ce sujet. Mais, ce que je croyais, c'est que les associations avaient compris que le résultat référendaire ne sert qu'à donner à la CADEUL une marge de manœuvre temporaire tandis que les débats <<réels>> devront se poursuivre au sein même des associations. Du moins, la CADEUL les invite fortement à entreprendre ces démarches pour celles qui ne l'auraient pas encore fait, mais ce n'est certainement pas elle qui doit assumer la responsabilité des différents débats se produisant à travers le campus.

Ce que je trouve déplorable, c'est qu'une association facultaire critique les démarches de sa confédération alors qu'elles ont été approuvées par l'ensemble de ses membres. Pour une faculté valorisant autant le principe de collégialité comme étant un ralliement diplomatique à l'opinion majoritaire, on constate que les actes ne suivent pas nécessairement les paroles.

Bref, je vous recommande de revenir à vos devoirs qui se résument à informer votre population étudiante et l'inciter à débattre tout en proposant des solutions constructives. Dans ce contexte, les mémoires et études déposés par la CADEUL (FSSEP, avis sur le RPR, sur la modulation, etc.) sont des outils essentiels au sain déroulement des débats, comme nombre d'études sur le rôle et le financement des établissements universitaires.

Pareillement, j'invite fortement tous les étudiants à voter lors du référendum, tout comme à participer grandement aux débats existants. Car la démocratie ne reste qu'un mot vide de sens si on ne participe pas activement à cette démocratie.

Raphaël Langevin

Étudiant en Biochimie

Vice-président aux affaires universitaires – AEBBMUL