Il ne reste que quelques semaines à cette session. Pour beaucoup d’entre nous, elle sera étirée. Que nous soyons d’accord avec ce temps supplémentaire ou non, il faudra l’accepter, quoi qu’il en soit.

Pour l’équipe d’Impact Campus, cela signifie la fin d’un mandat. Un changement, bien que partiel de l’équipe de rédaction. Dans mon premier éditorial, l’an dernier, je soulevais que le travail le plus difficile pour cette équipe est de comprendre ce que «vous représenter» signifie. Et, pour ainsi dire, nous avons été présents alors lorsque la tempête a frappé. Elle n’est pas finie, plusieurs votes de grève ont encore lieu sur le campus.

Malgré tout, cela nous a permis de nous questionner sur la position que nous devions adopter. La rédaction choisit l’objectivité dans ses écrits, mais, plus que ça, nous avons choisi de ne pas nous prononcer publiquement sur la question. Est-ce parce que nous avons peur des réactions dans ce débat fortement bipolaire ?

En fait, nous faisons quotidiennement la chasse aux opinions dans nos pages, car le mandat de représentation d’Impact Campus englobe les 40 000 étudiants de l’Université Laval. Cette chasse aurait été vaine si notre opinion s’infiltrait lors de ce débat historique. Notre travail est de rapporter la nouvelle, vous permettre de vous faire votre propre opinion, quelle que soit la nôtre.

Parce que, croyez-moi sur parole, de l’opinion à la rédac’, il y en a. Les débats sur les «pour ou contre la hausse», «pour ou contre le gel des frais», «pour ou contre l’injonction», «pour ou contre la grève», nous baignons dedans.

Alors que les plusieurs médias étudiants à travers le Québec, voire médias tout court, jettent aux orties leur objectivité pour se lancer dans la bataille, nous avons choisis de faire passer l’information avant toute chose. Car lorsque l’on affirme que votre opinion compte, que le journal est votre journal, ce ne sera pas pour imposer une quelconque opinion. C’est ce que l’on appelle: ne pas vous prendre pour des imbéciles.

Écrit sur Robots de Dan Mangan