Toujours dans une perspective historique, nous pouvons affirmer que notre époque a commencé une analyse de la pratique. Mais alors que cette analyse commence tout juste, il faudra tout reprendre depuis le début. J’en connais qui vont avoir l’angoisse de la page blanche.

Le quotidien britannique The Guardian propose à ses lecteurs, depuis la semaine dernière, de participer à la production du journal. Le quotidien n’a pas réinventé la roue, mais suit de prêt le mouvement enclenché par certains grands journaux d’entre-ouvrir leurs portes. Les producteurs d’information ne sont plus seuls au monde, ils ont les deux pieds dans la rue. Aura-t-il fallu attendre le chiffre faramineux de 152 millions de blogues, dont 55% seraient actifs, pour que les équipes rédactionnelles s’adaptent et se rendent responsables devant la population? Au-delà du débat entourant la protection du «scoop» et de la concurrence d’un marché hypersaturé, il reste, en fin de compte, le journaliste qui reçoit directement la critique de ses lecteurs. Il peut de moins en moins se cacher derrière la source de satisfaction qu’est la critique par le milieu, mais doit maintenant faire face à sa clientèle. Ce n’est pas une mince affaire.
En ce qui nous concerne, la rédaction d’Impact Campus vous est grande ouverte. Mais pas la semaine prochaine. Étant étudiants à l’UL, la semaine prochaine nous faisons comme tout le monde: nous lisons.

Écrit sur I Was Playing Drums de Efterklan

Benjamin Jébrak
@BenJebrak