Raphaël Bergeron-Gosselin
Rédacteur en chef

Lors de la dernière parution d’Impact Campus, vous avez pu lire le dernier éditorial de Hubert Gaudreau, l’ancien rédacteur en chef du journal. Inévitablement, la fin de quelque chose coïncide avec le début d’une autre…

Le ministre de l’éducation supérieur, Pierre Duchesne, nous a récemment annoncé la fin du programme collégial d’arts et lettres pour y intégrer celui de culture et communication. Certains y voient un avancement nécessaire et d’autres une véritable menace pour la littérature.

La sainte flanelle qui a baissé pavillon face à leurs rivaux ontariens permet à certains sportifs de délaisser la télévision et d’envahir les terrains de golf, de baseball, de tennis… Toutefois, pour d’autres, il s’agit du moment le plus triste de l’année.

La fin de la session universitaire coïncide avec le début des emplois d’été et d’une « nouvelle vie professionnelle » pour certains. Quelques-uns attendent ce jour depuis leur entrée à la maternelle, mais d’autres l’appréhendent depuis ce même jour.

Bref, la fin de quelque chose coïncide avec le début d’une autre…

Pour ma part, il s’agit de mes débuts en tant que rédacteur en chef du journal. C’est pour moi l’occasion de me familiariser et de me rapprocher d’un métier bien peu attrayant si on se fie à certaines analyses.

Pourtant, le journalisme est considéré comme le 4e grand pouvoir ou le 1er contre-pouvoir face à l’État. Est-ce vraiment nécessaire de justifier cette surveillance à l’égard de l’État ? Si l’utilité au sein de la société avait également été prise en considération dans cette analyse, laissez-moi croire que le journalisme ferait un bond phénoménal.

La presse étudiante nous offre des opportunités hors du commun que nous devrons oublier pour un certain moment une fois rendu sur le « véritable » marché du travail et j’en suis très conscient. Connaissez-vous bien des emplois étudiants qui vous permettent de voyager d’un bout à l’autre du pays pour y couvrir une partie de football ou vous introduire au beau milieu d’une manifestation caméra à l’épaule ? Le journalisme étudiant vous le permet. En revanche, nous devons livrer la marchandise pour prouver que le journalisme, comme il devrait l’être, est toujours vivant.

Soyez sans inquiétude, la passion que certains possèdent pour ce métier est plus forte que les sondages ou les conditions de travail dites difficiles. La preuve, vous pourrez suivre l’équipe de journaliste durant toute la session estivale via le site Web d’Impact Campus. Laissons l’actualité se produire et laissez-nous le soin de vous la rapporter.