Je déteste attendre dans le trafic. Je viens d’un petit village du Centre-du-Québec et quand je dois avancer à vitesse réduite, c’est soit parce que je suis derrière un tracteur, ou qu’une famille de chevreuils décide de traverser la rue. Vous comprendrez donc que la première fois que j’ai décidé d’utiliser l’autoroute Henri-IV vers 16h00 pour aller faire mon épicerie je l’ai regretté assez longtemps.

Le ministre des Transports et des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, a récemment annoncé son intention d’aménager une voie réservée aux autobus sur l’autoroute Henri-IV. On dit souvent que la première étape pour résoudre un problème est de réaliser qu’il y a un problème. Eh bien cette étape-là est franchie! En même temps ce n’est pas très compliqué à réaliser… Chaque soir, je regarde de la fenêtre de mon salon cette autoroute et ça me rappelle le jeu Rush Hour

La deuxième étape après avoir réalisé le problème est d’y trouver une solution. Bel essai, mais je ne crois pas que celle du gouvernement péquiste est la bonne. Une voie réservée peut être utile, mais pas dans le cas présent. À titre d’exemple, sur l’autoroute Robert-Bourassa l’on compte 135 autobus le matin et 150 le soir. La voie réservée a donc sa place. Henri-IV, pour sa part, est très achalandée, mais pas par les autobus. Seulement 21 autobus l’utilisent matin et soir.

Le maire Labeaume est contre le projet, du moins comme il est présenté pour le moment, et une grande majorité de citoyens avouent ouvertement ne pas vouloir de cette fameuse voie réservée. Ce sont pourtant ces derniers qui utilisent l’autoroute chaque jour pour certains en autobus, mais pour une grande majorité en voiture.

C’est donc une belle tentative, mais le problème persiste et une autre solution devra être envisagée.