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Lettre ouverte rédigée par Héloïse Varin, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs étudiants et postdoctoraux de l’Université Laval (STEP)

Dans les dernières semaines, nous avons vu un nombre effarant de personnes déclarer sur les réseaux sociaux avoir déjà subi des violences à caractère sexuel. Ce qui ressort de ce mouvement c’est que nous n’avons qu’une très vague idée de l’ampleur du phénomène et que, conséquemment, beaucoup de travail reste à faire, autant dans la prévention que dans l’intervention.

Les violences à caractère sexuel – comprenant le harcèlement, les agressions ou autres inconduites à caractère sexuel – ne sont certainement pas l’apanage du showbizz, quoi qu’en dise un certain chroniqueur, ou des autres milieux apparaissant sous les projecteurs. Elles s’insinuent dans les relations de travail, d’études ou sociales, prennent forme à l’intérieur d’un rapport d’autorité ou de pouvoir, sans égard pour les secteurs d’activité.

Les milieux universitaires n’en sont pas exempts. Selon le Bureau d’intervention en matière de harcèlement de l’Université de Montréal, « le harcèlement sexuel est une conduite à connotation sexuelle se manifestant notamment par des paroles, des gestes et des actes non désirés qui portent atteinte à la dignité ou à l’intégrité psychologique ou physique et entraînent un milieu de travail ou d’études néfaste. »

Les violences à caractère sexuel peuvent donc prendre différentes formes. Le rapport Le harcèlement et les violences à caractère sexuel dans le milieu universitaire (2017) du Bureau de coopération interuniversitaire propose une liste non-exhaustive d’exemples de ces violences :

  • Blagues à caractère sexuel;
  • Émettre des commentaires à connotation sexuelle à propos du corps ou de l’apparence d’une personne;
  • Déshabiller quelqu’un du regard;
  • Solliciter une personne avec insistance pour une sortie malgré son refus ou son silence;
  • Faire allusion à ses propres activités sexuelles devant autrui;
  • Questionner une personne sur ses pratiques sexuelles;
  • Ne pas respecter la limite placée;
  • Embrasser de force;
  • Attouchements sexuels non consentis;
  • Forcer quelqu’un à adopter des actes sexuels sur soi ou sur une autre personne;
  • Coincer ou isoler dans le but de forcer un comportement sexuel;
  • Intoxiquer dans le but d’abuser sexuellement d’une personne;
  • Tout geste qui va à l’encontre de la notion de consentement;
  • Viol;
  • Les propos sexistes et misogynes;
  • L’attentat à la pudeur ou l’exposition sexualisée;
  • Gestes obscènes ou mimiques indécentes;
  • Les images sexuelles dégradantes;
  • Le voyeurisme;
  • L’exhibitionnisme;
  • Le frotteurisme;
  • Le cyberharcèlement;
  • Téléphone obscène;
  • La prise ou la diffusion d’images sexuées d’une personne sans son consentement;
  • Contraindre une personne à visionner du matériel sexuel;
  • L’exploitation sexuelle.

Malgré que cette liste ne soit pas complète, elle donne certainement une base solide à partir de laquelle faire un examen de conscience. Cet examen de conscience, nous avons tou.te.s le devoir de le passer.

Les délégué.e.s sociaux

Il y a, dans les milieux syndiqués, des réseaux de déléguéEs sociaux. Le réseau de délégué.e.s de la FTQ, dont fait partie le STEP, existe depuis maintenant 35 ans, comptant en son sein plus de 3000 personnes formées à travers le Québec. Le rôle des délégué.e.s, explique Steeve Poulin, formateur et coordonnateur du réseau des délégué.e.s sociaux FTQ, Québec et Chaudière-Appalaches, est d’agir comme personne-ressource et d’établir un climat de confiance, de respect et d’écoute avec les personnes qui subiraient de la violence ou du harcèlement ou éprouveraient des difficultés personnelles que ce soit au travail ou à la maison. « Il s’agit d’être là pour écouter, supporter et référer », dit-il.   Depuis 18 ans, M. Poulin forme des délégué.e.s sociaux et milite pour qu’elles et ils soient présent.e.s dans tous les milieux syndicaux.

Les délégué.e.s sociaux sont des agent.e.s-ressources de première ligne important.e.s et leur rôle est souvent trop méconnu. Les personnes qui subissent de la violence mais aussi les témoins de situations problématiques peuvent se référer à elles et à eux en toute confidentialité, pour porter plainte ou pour signaler le problème, sans que cela n’engage à quoi que ce soit. Plus nous aurons une idée claire de l’ensemble du phénomène, plus notre action pourra être orientée adéquatement.

Les permanent.e.s ainsi que certain.e.s membre des conseils exécutif et syndical du STEP sont formé.e.s comme délégué.e.s sociaux. Leur porte est toujours ouverte, que vous soyez membre ou non du STEP! Les milieux sociaux, d’études et de travail sont trop intimement reliés à l’Université pour les séparer clairement. Un milieu sain pour tou.te.s, c’est l’objectif réel.


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