La semaine dernière, le gouvernement Harper annonçait que la participation du Canada aux frappes aériennes contre le groupe armé État islamique allait se concrétiser. Que ce soit pour aller défendre la veuve et l’orphelin, ou bien pour aller voler le pétrole dans leur cour, les raisons sont nombreuses pour le Canada d’aller faire voler ses joujoux dans le ciel du Levant.

Au Parlement canadien, on parlait du fait qu’il ne serait pas normal de rester les bras croisés alors que des fous furieux veulent instaurer un État islamique totalitaire (le mot est faible) où les femmes ne sont que de guère objets de procréation et où l’éducation est honni.

Vu comme ça, c’est vrai qu’on ne doit pas rester les bras croisés sans agir, à l’image des Turcs qui regarde les Kurdes se faire abattre comme des chiens à quelques kilomètres d’eux, juste de l’autre côté de la frontière. On ira donc lancer quelques pétards signés Lockheed Martin – pour le peu de bien que ça fera – et on pourra alors se taper sur l’épaule en se disant qu’on a donc bien fait d’investir ces milliards dans ces engins de mort plutôt qu’ailleurs.

Des milliards qu’on aurait pu investir à Radio-Canada, par exemple. Ou bien juste un au pire. Un tout petit milliard sur les 44 qu’on veut mettre dans l’achat de F-35. Mais non, le gouvernement ne considère pas que les ouvriers de la nouvelle et de l’information en valent la peine.

M. Harper en était la semaine dernière à tenter de modifier la loi sur les droits d’auteurs afin de pouvoir utiliser à sa guise le travail des journalistes canadiens. Probablement (et de préférence) hors contexte, afin d’utiliser notre travail dans ses abjectes publicités électorales. Il ne considère donc pas non plus que la propriété intellectuelle des journalistes est une chose qu’il faut défendre.

Que diriez-vous de voir votre nouvelle sur Justin Trudeau transformée et découpée telle une lettre de menace dans une publicité aussi insidieuse qu’insignifianteL’Association des journalistes indépendants du Québec (AJIQ) déchirait sa chemise cette semaine sur le nouveau projet de loi. Et des chemises de journalistes, il a du en se déchirer une pléthore. Il devait pleuvoir des boutons de manchettes du Toronto Star à La Presse en passant par le Vancouver Sun.

Une des principales caractéristiques d’un état totalitaire est l’absence de liberté de presse ainsi que sa répression. Alors si on n’est pas dans ce registre aujourd’hui je me demande où on est.

Surement quelque par entre le Hezbollah et l’État islamique… Mais qui viendra nous bombarder nous…?