Il arrête le désert et l’autre devient l’un des plus grands cerveaux du monde.

Quand un homme noir grandit dans un pays comme le mien, il se voit présenter des brèches de son histoire et de celle de ses ancêtres comme esclaves. Le reste se sont que de grands chapitres sur Léopold 2 et autres grands hommes blancs, forts et conquérants: rien pour se construire une identité noire et fière, rien pour bâtir une estime de soi, alors que la vraie arme contre le racisme et les préjugés raciaux, c’est d’être mieux instruit et d’enrichir son imaginaire.

Présenter au commun des mortels comme le grenier du monde sans parler de sa richesse, l’Afrique est le continent avec le plus de diversité culturelle et aussi un endroit où il y a des hommes qui prouvent leur grandeur d’âme. Dans des lieux où des hommes naissent démunis, des cerveaux émergent et apportent leur connaissance au monde. Dans un pays où le désert menace tout un peuple à l’exode, il y en a qui l’arrête.

Aujourd’hui, je vous présente en premier une illustration de Yacouba Sawadogo et la seconde, de Cheick Modibo Diarra.

Yacouba Sawadogo est un paysan né au Burkina Faso, dans la région semi-désertique du Sahel Après avoir été commerçant, il repart dans la région de Yatenga, au village de Gourga, au début des années 1980, où il décide de stopper l’avancée du désert.

Cheick Modibo Diarra, né 1952 au Mali, est l’un des plus grands cerveaux de ce monde. Astrophysicien et homme d’État, il est aujourd’hui président de Microsoft Afrique.