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« Vendredi 7 avril 2050. Il est 7h10. Votre implant cérébral relâche progressivement les hormones chargées de vous faire quitter le sommeil. » À quoi ressemblera notre monde dans 33 ans? C’est l’exercice auquel se sont soumis une biologiste, un ingénieur, un philosophe et un journaliste, vendredi dernier, dans le cadre d’un Bar des sciences.

« Trente-trois ans, c’est presque rien. Vous serez peut-être de tous nouveaux grands-parents et à peu près tous parents. Ce sont vos enfants qui habiteront le monde de 2050. On ne parle donc pas de science-fiction, de quelque chose qui est si loin que ça, on parle d’un avenir envisageable que l’on doit préparer dès maintenant », contextualise l’animatrice de la soirée, la journaliste Sophie-Andrée Blondin.

À tour de rôle, Pascale Ropars, Philippe Cardou, Raphaël Arteau McNeil et Jean-François Cliche ont pris le micro pour établir un pronostic : de quoi aura l’air le monde en 2050? Tâche difficile à une époque où les technologies sont déjà dépassées lorsqu’elles entrent sur le marché. Tout de même, les quatre spécialistes se sont prêtés au jeu au meilleur de leurs connaissances.

Bye-bye temps froids

Une chose est indéniable, selon la chercheuse postdoctorale pour la Chaire de recherche du Canada en biodiversité nordique (UQAR), le Centre de la science de la biodiversité du Québec et le Centre d’études nordiques, Pascale Ropars, le réchauffement planétaire est bien réel et ses impacts s’observent déjà. « Noël brun », arrivée d’espèces envahissantes n’en sont que deux exemples.

D’ici la fin du siècle, on prévoit une augmentation de 7°C au Nunavik, ce qui signifie que la température moyenne annuelle se situera pour la première fois dans les valeurs positives. Selon elle, des conséquences importantes guettent le peuple québécois et rien ne peut renverser la vapeur.

Toutefois, elle a bon espoir que les avancées technologiques des prochaines années viendront en aide aux chercheurs puisqu’il existe un « besoin criant d’obtenir des données et de les analyser pour bien connaître et mieux gérer nos écosystèmes ».

Faciliter le quotidien

Pour sa part, le professeur au département de génie mécanique à l’Université de Laval et membre du Laboratoire de robotique, Philippe Cardou, dresse un portrait plus optimiste de l’horizon 2050.

Il décrit en quelques minutes une vie facilitée par les robots qui font maintenant partie intégrante du quotidien de monsieur, madame tout le monde. Est-ce que la vie sera nécessairement meilleure? C’est tout de moins ce que croit le professeur à la lumière des dernières années.

Il ne croit toutefois pas que la machine prendra la place de l’homme. « Je pense qu’avec parcimonie, on va déléguer des tâches routinières, soutient-il. J’ai quand même confiance au gros bon sens humain. »

Ce qui demeurera intact selon lui : « les choses qui ne peuvent pas être faites par les robots, les emplois qui demandent des capacités affectives et ceux qui demandent de la créativité ».

Une distance face au monde

L’enseignant et fondateur du Certificat sur les œuvres marquantes de la culture occidentale à la Faculté de philosophie de l’Université Laval, Raphaël Arteau McNeil voit en les nouvelles technologies un intermédiaire qui crée une sorte de distance supplémentaire avec l’objet.

Pour illustrer ses propos, M. Arteau McNeil cite le décryptage de papyrus carbonisés de la Bibliothèque d’Herculanum. Certes, il admet que, sans la technologie, rien de tout cela n’aurait été accessible. Toutefois, il conserve une certaine réserve quant au processus utilisé pour y arriver. « C’est la première fois qu’un texte ne sera pas lu par un être humain, mais une machine », se désole-t-il.

« On va de plus en plus contrôler le monde qui nous entoure, mais sans vraiment le comprendre », ajoute le philosophe.

Qui nous informera?

L’avenir n’est pas tout noir pour le journalisme selon Jean-François Cliche, chroniqueur et journaliste spécialisé en actualités scientifiques au quotidien Le Soleil. Bien sûr, le sensationnalisme continuera de prendre de l’ampleur.

Cependant, ce dernier croit que le journalisme d’enquête et le « fact checking » seront également prônés. La raison est bien simple : « il y a une limite à courir après des clics et déformer les choses. Tu ne peux pas faire cela indéfiniment sans perdre ta crédibilité. Si tu n’en as plus, les gens vont pas mal moins aller te consulter ».


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