Le mot science de la semaine

Ce mois-ci symbolise pour un grand nombre de familles au Québec, 30 jours au cours desquels elles pourront sensibiliser la population aux troubles envahissants du développement (TED).

Alexandra Guellil

Le thème proposé par la Fédération Québécoise de l’Autisme de cette année met en lumière les différents visages de l’autisme. De quoi accentuer en quelque sorte, la diversité des personnes attentent de TED quelque soit leur âge, origines géographiques, sociales ou ethniques. Ce mois se veut, au Québec, l’occasion d’aborder à la fois les problèmes liés à l’encadrement et la prise en charge des personnes autistes mais est aussi utile pour briser les tabous de cette réalité.

Les TED se manifestent habituellement pendant l’enfance. Trois domaines peuvent les caractériser : les interactions sociales, la communication verbale et non-verbale et les intérêts et les comportements restreints, répétitifs ou stéréotypés. L’origine la plus connue de ce trouble est génétique. Les recherches scientifiques tendent à démontrer que l’autisme et les TED auraient un lien direct avec un dysfonctionnement neurologique provoqué, soit par une atteinte biochimique affectant les neurotransmetteurs, soit par une atteinte structurale caractérisée par une anomalie physique. Il peut aussi s’agir d’une combinaison des deux facteurs. Cela signifie que les messages sensitifs transmit au cerveau sont mal reçus et interprétés et engendre une appréciation confuse de l’environnement. Ces problèmes sont d’intensité variable et se présentent différemment.

Comprendre et traiter

Au Québec, les indicateurs disponibles permettant de comprendre toute cette problématique sont limités. Ainsi, selon les dernières données, en 2007-2008, sur les 1 052 102 enfants de 4 à 17 ans inscrits dans une école publique ou privée, 5 892 présentaient un diagnostic de TED.

L’autisme, considéré comme un trouble organique ou biologique, peut se traiter de différentes manières. La medecine traditionnelle permet par exemple de traiter la maladie par la prise de médicaments comme des psychostimulants ou la mélatonine. Il existe aussi plusieurs possibilités d’intervention biomédicales ainsi que des régimes sans gluten et sans caséine et détoxification permettant de comprendre d’avantage certains symptômes.