L’Accord de Paris visant à limiter les effets des changements climatiques ne constitue pas la fin, mais bien le début d’un long processus, ont convenu un groupe d’intervenants du milieu ayant participé à une table ronde mardi au Pavillon Gene-H.-Kruger.

« L’Accord de Paris est un excellent début, mais il reste beaucoup d’éléments qui devront être précisés dans les prochaines années. Le défi est encore grand. Il [ne] faut pas nécessairement dire que c’est une fin en soi. C’est vraiment le début d’un processus à long terme », considère Claude Audet-Robitaille qui travaille pour le Ministère des Relations internationales et de la Francophonie depuis quelques années.

Même son de cloche pour Géraud de Lassus St-Geniès, chargé de cours à la Faculté de droit de l’Université Laval. Selon lui, « une des faiblesses de cet Accord de Paris, c’est qu’il n’est pas suffisamment opérationnel immédiatement. Les États doivent encore négocier un grand nombre de dispositions de l’accord afin que celui-ci puisse être mis en œuvre ».

Ce dernier, qui est aussi directeur adjoint de la Chaire de recherche et d’innovation Goldcorp en droit des ressources naturelles et de l’énergie, rappelle toutefois que l’entente, conclue par les 195 pays participants à la conférence, présente certains objectifs précis.

Parmi eux, il y a de « limiter l’élévation de la température moyenne de la planète nettement en dessous de deux degrés par rapport au niveau préindustriel ».

Impacts sur le Québec

Le directeur général d’Ouranos, un consortium sur la climatologie régionale et l’adaptation aux changements climatiques, Alain Bourque, explique qu’un tel changement a des effets plus importants au Québec qu’à d’autres endroits dans le monde.

« Un changement climatique à l’échelle planétaire de deux degrés Celsius signifie un changement climatique de quatre degrés Celsius au sud du Québec et de beaucoup plus pour le nord, a-t-il imagé. Il y a certaines régions qui sont plus durement affectées. »