La rencontre internationale se déroulera du 22 au 30 septembre au coeur de la ville de Québec et sur le campus de l'Université Laval et placera les applications des lasers dans la médecine sous la loupe d'experts des quatre coins du monde.
La biophotonique – l'application de laser dans la biologie – sera décortiquée sous tous ses angles dans le cadre des cinq  sur le thème de la recherche et du développement. Des applications comme la détection de maladies telles que le SIDA ou la malaria sont  notamment  rendues possibles grâce aux lasers de la biophotonique. Il en va de même pour la prévention des pathogènes alimentaires et la détection des cellules cancéreuses, grâce à la fluorescence.

Plus de 350 chercheurs, industriels et étudiants ont répondu à l'invitation de l'Institut canadien pour les innovations en photonique (ICIP) affilié à L'Université Laval et dont le Centre d'optique, photonique et laser (COPL) est membre. Et les experts de Laval – une quarantaine en tout – seront à l'honneur parmi la brochette de chercheurs arrivés d'une vingtaine de pays. L'Université est effectivement l'hôte de deux ateliers axés sur la formation de la relève. «La photonique rassemble plusieurs applications», note Robert Corriveau, président-directeur général du ICIP. L'atelier l'École de la biophotonique, qui se tiendra du 24 au 27 septembre, vise donc à ce que les étudiants de domaines aussi diversifiés que l'agriculture, la physique et l'informatique puissent «mettre la main à la pâte». Avec la visite des laboratoires du COPL ainsi que des formations sur l'imagerie, les organisateurs, dont Daniel Côté de l'Université Laval, espèrent réveiller de nouvelles passions.

La 11e édition de la rencontre «OWLS» pour l'application de l'optique dans la vie quotidienne couvrira le spectre de la recherche et du développement. M. Corriveau souligne que l'Université Laval, qui accueillera aussi cette rencontre, est par ailleurs la première à offrir un diplôme en biophotonique, au Canada.

Une «carte routière» d'idées

Le professeur titulaire et directeur de la Division de Microbiologie et du Centre de Recherche en Infectiologie de l'Université Laval Michel G. Bergeron  participera à la rencontre sur l'application de la Biophotonique pour les maladies infectieuses, du 22 au 24 septembre.

La conférence sur les Frontières de la neurophotonique, laquelle a comme finalité de trouver des pistes pour l'observation des neurones vivants, sera chapeautée par le neurologue à l'Université Laval, Yves Deconinck, annonce M. Corriveau. On axera la discussion autours des capteurs pour l'observation des neurones du cerveau : «on vise a repousser les limites pour atteindre la détection des cellules (endommagées) avec le moins de concentration possible; donc au début de la maladie», précise-t-il. «La détection se fait avec des longueurs d'ondes pour faire réagir les cellules» explique-t-il au sujet des lasers.  

La doctorante en physique Gabrielle Thériault sera du nombre des étudiants dont les résultats de  recherche seront présentés sur l'une des 100 affiches scientifiques. L'étudiante spécialisée dans l'instrumentation des microscopes qui servent aux chercheurs pour l'observation des neurones espère trouver des pistes pour une problématique qui lui permettra d'éprouver son microscope.

Une séance de brainstorm pour se doter d'une «feuille de route» est également organisée, par le biais des rencontres sur les Frontières de la neurophotonique et du Congrès international de biophotonique, qui auront consécutivement lieu du 22 au 24 et du 25 au 27 septembre. L'étudiante Gabrielle Thériault assistera à la première et compte prendre des notes sur les idées avancées, pour ensuite les retransmettre aux chercheurs de l'Université Laval. Robert Corriveau appréhende la seconde comme cruciale «pour que le Canada soit dans le coup de ce qui se fera».