Cogito est un concours de vulgarisation dont le but est de mettre en valeur le travail des étudiants aux cycles supérieurs à l’Université Laval. Depuis 2011, les étudiants de diverses facultés peuvent passer l’audition en espérant être sélectionnés pour l’émission diffusée sur les ondes du Canal Savoir. Le concours de cette année se poursuit et s’il trouve le financement, il passera de cinq à six émissions.

Mathieu Massé

Après un processus d’entrevue, ce sont 15 candidats qui sont normalement retenus, puis redistribués entre les 5 émissions. Serge Bonin est directeur de la Chaire publique de l’ÆLIÉS et de Cogito ainsi que recherchiste pour l’émission de radio Pensée Courante. Il espère cette année pouvoir faire passer de 15 à 18 le nombre de candidats retenus pour l’émission. « Si on réussit à avoir le financement dont on a besoin cette année, on va atteindre cet objectif », estime M. Bonin.

Toutefois, le financement est difficile pour des organismes comme Cogito, car il s’agit de diffusion de la recherche et non de recherche en tant que telle. « C’est difficile parce qu’on ne cadre pas dans les cases de financement pour les gouvernements, dit M. Bonin, on va aller chercher ça un peu partout à l’Université, le BVE, les facultés, le SPLA, etc. »

Le budget annuel pour les trois projets dirigés par M. Bonin est entre 80 000$ et 100 000$ a-t-il expliqué. «Si on arrive à 100 000 $, on va être en mesure de réaliser tous les projets qu’on souhaite », prévoit-il. Le but serait également d’augmenter le nombre de bourses remises aux participants. « En ce moment, on remet 3 000 $ aux trois premiers boursiers, mais on aimerait que tous ceux qui participent à l’émission puissent avoir une forme de rémunération », continue-t-il.

Serge Bonin espère également augmenter le nombre de facultés qui participeront au concours. «On veut avoir les facultés qu’on n’a pas eues l’année passée, c’est toujours un objectif d’aller ratisser le plus large possible et de recruter dans le plus de facultés», raisonne le directeur de la Chaire publique de l’ÆLIÉS et de Cogito.

M. Bonin cible les facultés absentes de la dernière compétition : «Médecine et droit, on en a toujours pas mal, mais foresterie, on n’en a pas eu l’année passée, ni de lettres. C’est sûr que les plus petites facultés sont plus difficiles à aller chercher, mais il y a quand même des étudiants aux études supérieures et ça serait bien de voir ce qui se fait là», termine-t-il.