C’est le retour de l’été et qui dit été dit… moustiques! Existe-t-il une façon naturelle, mais non moins radicale, de se débarrasser de ces «sympathiques» bestioles? Oui : les plantes carnivores!

Les plantes carnivores sont effectivement insectivores, car elles se nourrissent en majeure partie d’insectes. Si on continue cependant à les nommer «carnivores», c’est parce qu’elles peuvent à l’occasion capturer d’autres proies comme des araignées ou des petits mammifères. L’expression «plante carnivore» a été par conséquent si souvent utilisée qu’elle fait désormais partie de la langue courante!

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Nos «amis» les insectes peuvent être capturés de différentes manières selon l’espèce à laquelle appartient la plante. Certaines ont des feuilles qui forment une cuve remplie de liquide où les victimes attirées par le nectar qui s’y trouve restent piégées. D’autres ont des feuilles si collantes que les insectes qui s’y posent ne peuvent plus s’enfuir. Une autre variété possède de longs poils et sécrète un liquide gluant. Aussitôt qu’un insecte s’enduit les pattes de ce liquide, les poils se rabattent pour l’emprisonner.

La variété de plante qui alimente certainement le plus l’imaginaire collectif a pour sa part des feuilles qui ont l’apparence d’une mâchoire ; celle-ci se refermant aussitôt qu’un insecte intrépide ose s’y poser!

Les plantes carnivores aquatiques possèdent pour leur part une trappe qui s’ouvre quand un petit organisme touche les filaments qui se trouvent autour d’elles, entraînant du même coup tout ce qui se trouve aux alentours.

N’allez toutefois pas imaginer que les plantes carnivores «mangent» en mastiquant leur nourriture! Lorsqu’elles réussissent en fait à capturer un insecte, les plantes carnivores sécrètent un enzyme qui digèrera l’insecte; à l’image de la digestion humaine. Pour d’autres espèces, ce sont des micro-organismes qui se chargeront de la décomposition des insectes attrapés.

Il existe environ 500 variétés de plantes carnivores répertoriées à travers le monde, dont 18 différentes au Canada. La moitié des quinze espèces que l’on retrouve au Québec appartient pour leur part au genre Utricularia, celles-ci vivant dans les milieux humides – comme les marais et les tourbières. …Peut-être aurez-vous recours à leurs utiles services lors de votre prochain voyage de pêche.