Jean-François Lalonde est professeur à la Faculté de science et génie depuis un peu plus d’un an. Il y enseigne plus particulièrement en génie informatique et en génie électrique. C’est en collaboration avec Disney Research à Pittsburgh qu’il a développé une nouvelle manière d’intégrer des éléments en trois dimensions à des images prises préalablement.

En entrant dans le bureau de Jean-François Lalonde, on peut sentir qu’il avait hâte de nous expliquer son travail. Il commence par le début en démontrant de quelle manière on peut, grâce à des images prises de manière spontanée, reconstruire une structure ou un bâtiment sur un logiciel d’animation. « Le but est de faire en sorte que ça ait l’air le plus réel possible », indique-t-il en nous montrant plusieurs modèles basés sur des photos d’un bâtiment de l’Université Carnegie-Mellon de Pittsburgh, où il a étudié et eu ses premiers contacts avec Disney Research.

Il continue en expliquant que le fait d’intégrer des objets en 3D dans une image n’est pas en soi très compliqué, mais que très souvent, c’est le réalisme qui en souffre. « Si on ne connaît pas les paramètres d’éclairages du lieu lorsque la photo a été prise, ça va être difficile d’intégrer un objet de manière réaliste », expose M. Lalonde.

Paramètres de luminosité

C’est donc sur cet aspect que s’est penché le chercheur en collaboration avec Disney Research : créer un outil qui pourra détecter automatiquement les paramètres d’éclairages sur une photo d’un bâtiment ou d’une structure. « C’est en mettant une caméra à 180° sur le toit d’un bâtiment qu’on aura tous les types d’éclairage ayant eu lieu pendant que la photo était prise », explique-t-il.

C’est ensuite grâce à un algorithme que le logiciel de M. Lalonde détectera automatiquement les paramètres de luminosité de chaque photo afin de reconstituer les structures et ultimement, ajouter des objets dans les photos de manière la plus réaliste possible.

Utilisation mystère

Quel est l’usage prévu chez Disney pour la technologie de M. Lalonde ? Le fait est que même ce dernier ne le sait pas exactement. Les différents secteurs de développement étant très cloisonnés, le chercheur explique que son rôle était de faire la recherche et de développer la technologie, mais qu’au-delà de ça, il n’en savait pas beaucoup.

Chez Disney Research, Ada DeFanti, directrice aux communications, explique que ces informations ne sont pas dévoilées au public. « Ce que M. Lalonde vous a dit est ce qu’il connaissait et c’est tout », se contente d’affirmer Mme DeFanti. La directrice des communications s’explique en disant que c’est une question de secret industriel.