Le mot science de la semaine

La Programmation neuro-linguistique (PNL) a été développée dans les années soixantes à l’Institut Esalem et à l’Université de Santa Cruz en Californie. À l’époque, le psychologue John Grinder et le linguiste Richard Bandler se questionnaient sur l’impact des mots, et ont alors décodé des pratiques thérapeutiques qui excellaient en consultation.

Marie-Anne Constantineau

La PNL est né dans une optique de changement du présent pour faciliter des déblocages en diminuant les charges émotives liées à des évènements du passé. La PNL ne cherche pas le pourquoi, ni le remède, elle s’intéresse au processus de transformation de l’être humain. Elle se veut rapide pour apporter des changements, elle s’oppose ainsi à la théorie psychanalytique qui suggère l’amélioration d’un état sur plusieurs années.

Pour bien comprendre le contexte d’approche, nous pouvons comparer notre cerveau qui fonctionne tel un ordinateur. Nous installons le logiciel par défaut sans se poser la question si des courts-circuits pourront survenir. À l’instar d’un système informatique, notre cerveau travaille depuis notre enfance à se développer, il installe des «programmes» qui peuvent lui être bénéfiques et d’autres qui s’avèrent inutiles. Qui prend le temps de s’arrêter et de se demander si ce système est vraiment celui qu’il veut?

Les techniques utilisées en PNL revisitent des blocages qui ont une influence sur nous et notre communication avec les autres. Par exemple, l’intégration de la métaphore de la ligne du temps permet à un individu d’effectuer des changements dans son passé, le présent et même dans le futur. Il est donc possible d’éliminer des croyances limitatives pour se créer un futur riche et stimulant. Au fil des ans, les entreprises ont commencé à faire appel à des coachs en PNL, vu leur expertise dans le champ des relations humaines et de la communication au travail. La PNL peut dans ce domaine aider à définir plus clairement des objectifs précis et identifier des stratégies gagnantes en affaire, en vente ou en marketing.

Depuis plus de trente ans, la PNL est utilisée en optimisation du potentiel humain. Or, les formations sont pratiquement inexistantes dans le cadre universitaire. Les principaux détracteurs affirment qu’il existe peu de preuves scientifiques de son efficacité.

En effet, peu d’études  sont disponibles pour démontrer les prémisses de la PNL. Par contre, certaines études de l’Université Bielefeld en Allemagne concluent qu’elle s’avère efficace, par exemple pour traiter des phobies, l’anxiété ou certains autres problèmes affectifs. Les formations dans le domaine sont très coûteuses, et peuvent s’étendre sur trois années, alors que certains niveaux se donnent de manière intensive. Au Québec, les cours  se donnent uniquement au privé, les deux grandes écoles certifiantes sont le CQPNL (Centre Québécois de Programmation neuro-linguistique) établi à Québec et Montréal et IDcom International établi à Montréal.

Crédit photo : Claudy Rivard