Le prix Nobel de Physique 2011 a été décerné à trois chercheurs américains pour «leur découverte de l’accélération de l’expansion de l’univers par l’observation de supernovas.»

La découverte

L’étude de l’expansion de l’univers se fait à partir d’images de supernovas, c’est-à-dire des explosions d’étoiles lointaines. Ces dernières de Type 1a sont 
utilisées comme standard de luminosité pour mesurer leur distance par rapport 
à nous. Cette sous-catégorie de supernovas provient 
de l’explosion de naines 
blanches et produit une luminosité constante.

En observant ces astres les plus lointains, les chercheurs se sont aperçus que leur luminosité était plus faible qu’elle aurait dû l’être. D’après les résultats, les deux équipes ont démontré qu’en plus de s’éloigner de nous, ces supernovas le faisaient de plus en 
plus vite.

Les implications

L’expansion de l’univers est connue depuis Edwin Hubble, qui a observé en 1929 un décalage vers le rouge du spectre lumineux des supernovas distantes, ce qui est caractéristique des objets s’éloignant d’un observateur à haute vitesse.

Par contre, une accélération de ce phénomène implique qu’une force inconnue est à l’œuvre. Encore aujourd’hui, cette force est un mystère. Cette énergie est appelée énergie sombre, car elle n’a jamais été observée en laboratoire, et est jusqu’à présent invisible. Pour expliquer l’amplitude de l’accélération observée, les astrophysiciens estiment que cette énergie doit remplir 72% de l’univers.

Bien que ce résultat soit hypothétique, une étude sur plus de 200 000 galaxies publiée en 2011 dans le journal scientifique «Royal Astronomical Society» confirme l’accélération de l’expansion de l’univers ainsi que la présence de l’énergie sombre.