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Research in motion (RIM) annonçait jeudi dernier des résultats en dessous des attentes de ses actionnaires. Le géant de l’électronique, à l’époque dominant le marché du mobile avec le BlackBerry, est maintenant menacé de disparaître.

Alexandre Paré

Pendant plusieurs années, qui disait mobilité en affaire disait BlackBerry. Aujourd’hui, la réalité est autre. RIM est passé de leader à dernier, supplanté par la compétition de plus en plus féroce dans le domaine. Le stéréotype du «téléphone jouet» a disparu, ouvrant la porte à Apple, Microsoft et Google. BlackBerry avait pourtant la réputation d’être un outil de travail indispensable au travailleur moderne, mais de plus en plus d’applications sous d’autres plates-formes ont fait leur appartition. L’un des exemples le plus éloquent est la multiplicité des applications pour les professionnels sur Android, le système d’opération de Google.

Malgré les déboires, RIM garde espoir et annonce toujours plusieurs nouveaux produits pour reconquérir le marché. L’entreprise travaille d’ailleurs à l’élaboration d’un nouvel opus de leur système d’exploitation, nommé sans surprise BlackBerry 10. Cette initiative reste très controversée; plusieurs membres à l’interne auraient même confié au magazine Slashgear, publication spécialisée en électronique, que leur firme devrait s’allier à Microsoft et adopter leur plate-forme mobile Windows 8.

Apparence et résultats

Les lignes Bold reprennent la forme classique du BlackBerry qui a fait son succès. Poussé par la popularité des écrans tactiles, la gamme Torch offre un interface semblable au très populaire iPhone. Outre les appareils plus «sérieux», la ligne PlayBook cherche à se faire une place dans le monde des tablettes. Le produit n’a pas fait le poids face à ses semblables. Les dernières ventes ont été très décevantes. Certains détaillants ont distribués leurs surplus à un prix dérisoire en espérant créer un engouement qui ne s’est jamais fait sentir.

Les résultats financiers actuels de RIM laissent présager un avenir plutôt sombre. Il faut tout de même garder en tête qu’ils ont la force d’un équipe expérimentée et une base d’utilisateurs très fidèle. Les produits resteront disponibles, mais ils n’auront pas le niveau d’innovation auquel l’entreprise nous avait habitué.