Les atouts du chitosane, molécule découverte en 1859, n’ont été découverts que récemment. Elle provient de la carapace des crustacés et des membranes externes de certains champignons. Biodégradable, le chitosane est également biocompatible, bactériostatique et fongistatique.

Alexandre Paré

Le chitosane est un produit connu au Canada. L’industrie de la crevette en produit depuis plusieurs années grâce notamment au traitement des biorésidus provenant de la transformation des crustacés. Les déchets éliminés, les carapaces sont déchiquettées avant de les faire chauffer pour en retirer la protéine. Il faut ensuite éliminer le calcium avec un traitement à l’acide. Le résultat obtenu est appelé la chitine. La distinction réside principalement entre le decré d’acétylation, l’un étant l’inverse de l’autre.

Au depart, le chitosane était utilisé au Japon comme gel protégeant l’estomac. Au fil des expérimentations, de plus en plus de fonctions lui ont été attribuées. Par exemple, le chitosane est biocompatible et bactériostatique. Cela signifie que le système immunitaire ne réagit pas à sa présence dans l’organisme et que les bactéries n’arrivent pas à s’y reproduire. Le chitosane aiderait aussi à réduire le taux de cholestérol LDL pour augmenter le niveau de HDL ou «bon cholestérol». Il préviendrait de certains cancers, favoriserait le transit intestinal et diminurait l’acide urique. À défaut d’avoir des capacités antibiotiques, le composé permet de retarder les infections. Certains chercheurs ont même trouvé des usages en agriculture comme la capacité de renforcer les défenses naturelles des plantes devenant ainsi un biopesticide doublé d’un engrais. Ces fonctions ont d’ailleurs été mises à l’épreuve dans des environnements extrêmes.

Selon le magazine Advances in Polymer Science, cette molécule un brillant avenir dans les hautes technologies biomédicales. Les chercheurs, eux, envisagent de trouver des applications dans la création de nanoparticules, membranes synthétiques 
et prothèses.

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