Le va-et-vient de la tête des oiseaux – qu’on dénomme head bobbing en anglais – est caractéristique à la démarche bipède.
Reinhold Necker, auteur d’une revue scientifique publiée sur le sujet en 2007 dans le Journal of Comparative Physiology A offre une première réponse à ces questions en relatant l’observation selon laquelle le mouvement de la tête est en fait «une illusion»:

«la tête demeure stable par rapport à l’environnement pendant que le corps se déplace continuellement vers l’avant», tire-t-il d’une première étude menée en 1930. Le mouvement est de ce fait synchronisé avec les pattes: à chaque pas correspond son head bob.

Le scientifique canadien B.J. Frost a par ailleurs pu établir un lien entre le head bob et les besoins visuels des poules et autres volatiles du même genre. Ses observations menées en 1978 se basaient sur trois scénarios captés avec des caméras à haute vitesse: une poule se déplaçant sur le sol; une marchant sur un tapis roulant; et une autre transportée dans les bras d’un humain.

C’est de ce fait parce que le mouvement de va-et-vient est «aboli» quand l’oiseau marche sur le tapis roulant que le scientifique a pu statuer que le head bob est «avant tout une réponse visuelle». Comme quoi le mouvement permet à la poule de garder sa tête au même endroit le plus longtemps possible – puisque c’est son corps qui rejoint sa tête pendant le mouvement –, ce qui lui donne une meilleure perspective visuelle de son environnement.

Également, c’est le positionnement des yeux de chaque côté de la tête qui serait à l’origine de ce besoin accru de focus et la longueur du cou en ferait une nécessité.