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Environ 5000 personnes de partout dans la province ont marché dans les rues de Québec mercredi dernier dans le cadre d’une manifestation nationale organisée par la campagne Engagez-vous pour le communautaire. Les organismes communautaires autonomes accusent un retard de 475 M$ par année pour pleinement remplir leur mission.

Rehaussement de leur financement de base, respect de leur autonomie, reconnaissance de leur rôle dans le progrès social au Québec et un réinvestissement massif dans les services publics et les programmes sociaux sont les revendications de la campagne lancée en août 2016. Elle regroupe les 4000 organismes communautaires autonomes de la province.

« La solidarité, c’est le mot clé de cette campagne, soutient la porte-parole du regroupement des organismes communautaires de la région 03 (ROC 03), Caroline Paquin. La solidarité entre les organismes de tous les secteurs : défense des droits, jeunesse, santé mentale, groupes de femmes, itinérance, éducation, environnement et tant d’autres. C’est aussi la solidarité entre toutes ces personnes qui se réunissent au sein des organismes pour s’entraider, partager, et se doter d’un pouvoir d’agir collectif. »

La manifestation s’est déroulée dans le calme et s’est terminée par une chaine humaine autour de l’Assemblée nationale, un lieu « pas anodin », comme « c’est là où se décide le financement octroyé aux organismes communautaires autonomes. »

Une question d’autonomie

Normalement, les organismes communautaires autonomes sont indépendants du gouvernement, bien qu’ils reçoivent du financement à la mission de la part de l’État. Cela veut dire qu’un organisme doit être enraciné dans la communauté et « être libre de déterminer sa mission, ses approches, ses pratiques et ses orientations », peut-on lire sur le portail du RQACA.

« Plutôt que d’en reconnaitre l’autonomie, le gouvernement instrumentalise de plus en plus les organismes en souhaitant en faire des sous-traitants de l’État, met en garde le porte-parole du Regroupement d’éducation populaire en action communautaire autonome des régions de Québec et Chaudière-Appalaches (RÉPAC 03-12), Vania Wright-Larin. Les organismes refusent d’abandonner leur mission pour pallier au désinvestissement dans les services publics et les programmes sociaux. »

Il fait référence au resserrement des critères pour obtenir le financement à la mission, qui force les groupes communautaires à s’insérer dans des créneaux d’actions pré-déterminés par le gouvernement du Québec. À cela s’ajoutent les récentes coupes dans les services publics, qui ont pour effet de surcharger la demande auprès de ceux-ci, qui doivent remplir des rôles préalablement pris en charge par l’État, alors que le financement stagne.

Cette autonomie est essentielle pour permettre aux organismes de remplir adéquatement leur mission, selon le ROC 03. « L’action communautaire autonome, c’est avant tout un moteur de progrès social, voire de transformation sociale, qui repose entre autres sur l’amélioration des conditions de vie, la défense des droits humains, l’éducation populaire, et l’expression de la citoyenneté », conclut Caroline Paquin.


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