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Proposant le pari de développer une ville du futur, Démocratie Québec entend miser sur la qualité de vie des citoyens ainsi que sur leur implication dans les décisions afin d’entrer à l’hôtel de ville. Un transport plus intelligent et diversifié et des budgets participatifs alloués aux conseils de quartier font partie des promesses de la formation politique d’Anne Guérette.

« Ce qu’on veut, c’est rehausser la qualité de vie, affirme d’entrée de jeu la candidate dans Saint-Louis-Sillery, Marie Lacerte. On croit au développement durable. La politique actuelle est plus en mode court terme. Quand on pense jeune, on pense avenir. »

Une « excellente occasion pour le jeune de mettre le pied à terre » et de tranquillement prendre part à la vie démocratique, les budgets participatifs permettraient aux conseils de quartier d’avoir une certaine autonomie quant à leur propre développement, tout en rapprochant le pouvoir décisionnel des citoyens, qui pourraient délibérer ensemble des projets à financer.

Le programme prévoit aussi retravailler la mobilité du centre-ville vers l’extérieur de la ville afin de ramener des jeunes dans les quartiers centraux. « Le centre-ville est vieillissant, poursuit-elle. La ville fonctionne à deux vitesses. Les jeunes doivent aller en banlieue et s’endetter sur une voiture pour pouvoir jouir d’une demeure et d’un terrain. »

Marie Lacerte, qui a fait carrière dans le milieu entrepreneurial et en développement international et elle-même maman, ajoute qu’une meilleure organisation du transport rendrait la voiture inutile dans beaucoup de cas, ce qui correspond aussi à la volonté de plusieurs jeunes familles.

« Ramenons les gens à penser transport en commun et à y voir la facilité, propose-t-elle. Et du coup, ça nous fait marcher plus, et ça nous oblige à penser la ville différemment. » Un tel changement de mentalité implique notamment plus d’axes piétonniers, mais surtout un meilleur partage de la route entre les vélos, les piétons et les voitures, ce qui signifie un travail d’éducation. « Les piétons devraient être prioritaires partout en ville », ajoute-t-elle.

Pour Démocratie Québec, la ville est compétitive en matière d’emplois, mais demeure loin derrière d’autres municipalités du Québec et d’ailleurs dans le monde pour ce qui est de la qualité de vie et du développement durable. Elle donne l’exemple de la construction du nouveau IKEA, mais aussi des condominiums qui sont rarement financièrement accessibles et avantageusement situés.

« Ils se retrouvent sur des artères, dans des endroits où ce n’est pas agréable de s’installer, poursuit Marie Lacerte. On ne retient pas nos jeunes, car on ne leur offre pas ce qui les intéresse. Les structures ne leur permettent pas de vivre au centre-ville. Au lieu de planifier la structure globale, on met un immeuble et on improvise. »

Par ailleurs, le parti se méfie du changement de cap de l’administration Labeaume, qui promet un programme progressiste. « Leur façon de vouloir innover en mobilité ne s’accorde pas avec le reste de leurs projets, dénonce la candidate qui en est à une première campagne électorale. C’est contradictoire. Il semble vouloir récupérer une partie du vote en raison du vent de changement. C’est la seule place où il fait de la récupération. »

Une ville en santé

Une meilleure planification du transport et une amélioration de la mobilité sont dans un premier temps des enjeux de développement, mais aussi des questions de santé. « On doit associer mobilité et santé, plaide la candidate de Démocratie Québec. On investit dans des autoroutes, mais il faut penser électrique. Il faut ramener la santé à Québec et réduire les effets de la pollution. »

Pour arriver à améliorer la qualité de vie et la santé des citoyens, le parti politique entend profiter de l’expertise qui se développe à Québec, particulièrement sur le campus de l’Université Laval, en matière de développement durable. « On a tout le savoir-faire et on regarde passer le train, déplore-t-elle. Faisons ce que toute ville intelligente est en train de faire », soulignant au passage que la ville gagnerait à avoir des installations sportives accessibles et durables, plutôt qu’un amphithéâtre multifonctionnel pour une équipe professionnelle qui continue de se faire attendre.

Préserver la richesse historique

Démocratie Québec prévoit aussi déployer des efforts afin de préserver et de transmettre le patrimoine historique de la ville, qui leur parait laissé à l’improvisation. « On dilapide nos sites historiques pour pouvoir mettre du condo, s’inquiète-t-elle. On détruit beaucoup de traces, comme si la modernité ne pouvait pas venir avec une mémoire. »

La formation politique entend ainsi « garder la trace d’où nous sommes, et d’où on s’en va » afin de la transmettre aux jeunes et de créer un « lien direct ». Une telle démarche prévoit la mise en valeur du beau par la création et la préservation d’icônes, comme ce fut le cas pour le château Frontenac, complexe hôtelier associé à la Capitale-Nationale dans l’imaginaire collectif.

Transmettre le patrimoine humain

Dans un contexte d’accélération du transfert d’informations et de la place toujours plus grande qu’occupent les technologies dans la réalisation des tâches quotidiennes, Démocratie Québec mise sur le quartier comme échelle pour rapprocher les gens. « On est des personnes numérisées, et remettre la relation humaine au centre de nos préoccupations, je pense que c’est important, suggère Marie Lacerte. La vie de quartier, avec nos commerces et nos services de proximité, c’est là qu’on la retrouve. »

Par une participation sociale et politique plus active, « la politique des petits pas », référant aux actions concrètes et quotidiennes qu’il est possible de poser dans son environnement immédiat, la candidate dans Saint-Louis-Sillery veut rapprocher les générations. « C’est le fun d’avoir une interaction entre les plus jeunes et les plus âgés. Au niveau social, ça permet de transmettre le patrimoine vivant. »

Cet ancrage dans le quotidien est une piste pour expliquer le peu d’implication des jeunes au municipal selon Marie Lacerte. « Les jeunes n’ont pas encore pris racine dans une ville ou dans une autre. C’est important de les interpeller. Il y a des cicatrices qui se font sur la ville. »

 Un problème de communication

Pour la candidate, le manque d’implication des jeunes ne vient pas d’un manque d’intérêt pour le fait public, mais d’un problème de communication. « On est pas dans les mêmes réseaux. La politique est faite sur de vieilles bases très conservatrices. Peut-être que le cadre politique ne correspond plus au cadre des jeunes ? Il faut être en contact avec les gens. »

Elle invite ainsi toute la classe politique à faire preuve de plus de compréhension et d’empathie pour la réalité des jeunes. « Faisons le circuit du jeune. Au lieu de le juger, pourquoi on ne les accompagne pas ? On dit souvent qu’ils sont toujours rivés sur leurs [téléphones], mais est-ce qu’on leur offre seulement quelque chose de mieux ? »

Jeunesse est synonyme d’avenir pour Marie Lacerte, en raison de l’accessibilité de l’information et de la fibre écologiste qui caractérise une bonne partie de cette tranche de population. « Les jeunes sont mieux groundés que nous, plus axés vers le futur, plus connectés avec la planète, et mieux informés qu’on le pense, conclut-elle. Au contraire, ils le sont beaucoup mieux et c’est peut-être ce qui les rend blasés. On ose leur mettre l’étiquette qu’ils ne sont pas intéressés, mais ils sont ensevelis sous l’information, et c’est un fardeau énorme sur leurs épaules. »


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