Le moment que tous les étudiants redoutent est arrivé. Il s’agit de la période de la session qui est synonyme d’angoisse, de colère et de larmes. Il est bien sûr question ici de la fin de session.

Entre les travaux pratiques d’envergure, les études pour les examens de fin de session et le temps qu’ils doivent consacrer à leurs autres implications, les étudiants ne savent plus où donner de la tête. Il n’est donc pas inhabituel de voir plusieurs d’entre eux en larmes ou victimes de crises d’angoisse. Cette anxiété est causée principalement par le manque de temps à consacrer aux études et à l’importance de performer.

Rythme de vie effréné

Le quotidien d’un étudiant est habituellement bien rempli. La majorité de son temps est consacré à l’université, soit par sa présence aux cours ou par ses études. De plus, il doit tenter de gérer son temps pour ses implications dans d’autres comités. En dehors des heures de cours, l’étudiant moyen possède un travail à temps partiel et, idéalement, du temps à consacrer à sa famille, son couple et ses amis. Toutefois, lorsque la fin de session vient, l’étudiant doit jongler avec toutes ses occupations, quitte à faire une croix sur l’une d’elle. De ce fait, le temps personnel est souvent mis de côté afin d’avoir plus de temps d’étude. L’étudiant se retrouve donc envahi d’études et ses pensées ne sont tournées que vers ses travaux.

De plus, les travaux ou les examens les plus importants se trouvent souvent en fin de session. Les étudiants n’ont plus vraiment le choix d’étudier et angoissent à savoir si leurs notes seront à la hauteur. Pour ceux se trouvant dans des programmes plus exigeants académiquement, la performance est importante afin de s’assurer un droit de passage.

Survivre à la fin de session

Malgré tout, il existe des trucs pour permettre aux étudiants de survivre à leur fin de session. Geneviève Belleville, professeure agrégée à l’École de psychologie de l’Université Laval, propose quelques conseils qu’elle sépare en deux catégories, l’une préventive et l’autre plus pratique.

L’un des conseils souvent répétés, qui a pourtant prouvé son utilité, est celui de l’organisation de ses futurs travaux. Mme Belleville souligne qu’il est important « de répartir son travail tout au long de la session et de bien organiser les dates d’examens ou de remises de travaux ». En s’y prenant d’avance et en planifiant chacune de ses semaines, l’étudiant évite donc de se retrouver dans des situations de stress intense. Au contraire, cela lui permet d’avoir une fin de session moins mouvementée.

Le deuxième conseil que Mme Belleville soutient est celui de bien balancer sa vie académique et sa vie personnelle. Tel que mentionné, le manque de temps incite les étudiants à couper dans plusieurs choses comme la bonne alimentation, l’exercice physique ou le sommeil. « C’est prouvé qu’une bonne nuit de sommeil avant un examen va mener à une meilleure performance qu’une nuit blanche passée à étudier », explique la psychologue.

Le Centre d’aide aux étudiants de l’Université Laval propose aussi plusieurs trucs pour venir à bout de l’angoisse de la fin de session. Allant dans le même sens que Mme Belleville, il suggère aux étudiants de prendre du temps pour eux, que ce soit en passant un moment avec leurs amis ou en s’adonnant à des loisirs qui les passionnent. Prendre le temps de bien se nourrir et de s’adonner à une activité physique peut vraiment faire une grande différence pour se vider l’esprit.

La fin de session n’est facile pour personne. Toutefois, planifier ses prochaines études tout en se réservant du temps de relaxation fait partie des moyens pour en venir à bout.