Le Challenge Bell, présenté du 7 au 15 septembre au nouveau stade du PEPS de l’Université Laval, permettra d’observer quelques-uns des meilleurs jeunes talents au monde. Parmi les huit favorites pour remporter le tournoi, quatre ont 20 ans ou moins, incluant la Montréalaise Eugénie Bouchard.

Jack Hérisset, directeur du Challenge Bell, estime que la 21e édition du tournoi est extrêmement équilibrée. « Si j’étais une des joueuses du tournoi, je ne voudrais pas être une des favorites », a-t-il lancé d’emblée en conférence de presse. Plusieurs joueuses en dehors du top huit pourraient menacer selon lui. La gagnante de l’an dernier, Kirsten Flipkens, en est un bel exemple. Classée 150e au monde à ce moment-là, elle est aujourd’hui 14e raquette mondiale.

La profondeur de la compétition s’explique en partie par la présence de jeunes joueuses. À la sortie des rangs juniors, elles doivent travailler pendant un certain temps à améliorer leur classement chez les professionnels. C’est le cas d’Eugénie Bouchard qui figure aujourd’hui au 57e rang mondial ( elle était 196e à pareille date l’an dernier ). Aussi, « on peut compter sur la présence de joueuses qui ont été blessées et qui ont été obligées de refaire leur classement un peu », explique M. Hérisset. Il parle notamment d’Aleksandra Wozniak, passée de 21e au monde en 2009 à 257e aujourd’hui, grandement en raison d’une blessure à l’épaule droite.

Les favorites

Malgré la mise en garde du directeur du tournoi, il semble prudent de garder un œil sur les huit favorites. Kirsten Flipkens, de retour à Québec où elle a gagné son premier tournoi de la WTA l’an dernier, fait office de première tête de série. Elle devra d’abord se méfier de Kristina Mladenovic. À seulement 20 ans, la franco-serbe est déjà classée 37e au monde. Également à surveiller : Lucie Safarova ( 38e ), Bethanie Mattek-Sands ( 54e ), Eugenie Bouchard ( 57e ), Marina Erakovic ( 66e ), Lauren Davis ( 70e ) et Caroline Garcia ( 76e ).

Deux ambassadrices

Le président du Challenge Bell, Claude Rousseau, a annoncé qu’Eugénie Bouchard et Aleksandra Wozniak deviendront les porte-paroles de l’événement. « On a des joueuses québécoises qui parcourent le monde pour nous représenter, mais ces joueuses-là ont aussi l’opportunité de côtoyer d’autres joueuses et de les inviter à venir à Québec », explique-t-il. En d’autres termes, elles feront la promotion du tournoi auprès des autres joueuses du circuit de la WTA.

Quelques changements

Le déménagement des matchs au nouveau stade du PEPS permettra aux joueuses de s’entrainer sur les anciens terrains. Elles n’auront donc pas besoin de quitter le campus, elles qui devaient se rendre au club de tennis Montcalm encore l’an dernier. « Les amateurs vont pouvoir les voir à l’œuvre, ce qui devrait être intéressant », dit M. Rousseau. M. Hérisset croit pour sa part que le changement d’air saura conquérir les joueuses. « Les filles généralement aiment l’ambiance et se battent pour rester dans le tournoi le plus longtemps possible », dit-il.

Pour ce qui est de l’horaire, le président de l’événement a annoncé le retour d’activités qui avaient plu l’an dernier, notamment la journée de la famille le premier dimanche où une centaine de raquettes seront remises.