En finale par équipe, et à la surprise générale, le Rouge et Or a réussi à tenir tête à la puissante armada montréalaise grâce, notamment, à la belle victoire en simple dame de Daphné Lecorre-Laliberté aux dépens de sa meilleure ennemie, Isabelle Mercier-Dalphond. Dans une rencontre en trois victoires sur cinq matches, les Lavallois ont attendu le dernier match, le double masculin, et le dernier set pour céder contre l’une des meilleures équipes au Canada. «Malgré la déception de la défaite, je suis très satisfait, étant donné qu’on ne partait pas favoris et qu’on a tenu jusqu’au dernier match, explique Étienne Couture, l’entraîneur-chef du Rouge et Or, nommé meilleur entraîneur de la saison au Québec. J’aimerais rendre hommage aux joueurs, qui n’ont jamais lâché», ajoute-t-il.

Après une excellente première journée de compétition, au cours de laquelle «tous les jeunes joueurs ont bien fait», selon M. Couture, le Rouge et Or a placé deux de ses doubles et une joueuse en finale. La grande gagnante du samedi a été sans conteste Daphnée Lecorre-Laliberté qui, pour se hisser en finale du tournoi individuel, est venue à bout, en deux sets, de l’incontournable Isabelle Mercier Dalphond. «Tout au long de l’année, c’est elle qui a gagné nos confrontations, mais là, ça change. Quand on joue l’une contre l’autre, c’est difficile d’avoir une stratégie. Elle me connaît par cœur, elle sait tout ce que je vais faire et je sais ce qu’elle va faire. Pour gagner, il suffit de bien exécuter notre jeu», a expliqué la joueuse de deuxième année. Malheureusement, la Lavalloise s’est inclinée en finale individuelle contre Virginie Saint-Jacques, de l’Université du Québec à Montréal, et en finale du double féminin, avec sa coéquipière Audrey Arsenault, contre l’équipe de l’UdM, composée d’Amélie Felx et, bien sûr, de Mercier-Dalphond. La seule médaille d’or du Rouge et Or a été remportée par le double mixte, formé d’Audrey Arsenault et de Maxime Bélanger. Autre satisfaction pour l’équipe, les présences de Daphnée Lecorre-Laliberté, d’Audrey Arsenault et de Simon Ferland-Lepage sur la première équipe d’étoiles provinciale.

Une organisation complexe
D’un point de vue technique, l’organisation de championnats provinciaux n’est jamais une mince affaire, ce qu’a confirmé Gilles Lépine, le coordonnateur du programme d’excellence du Rouge et Or. «On sait que l’on va organiser l’événement plusieurs mois à l’avance, donc on a le temps de tout mettre en place. Mais la difficulté, cette année, concernait la surface. On est le seul club universitaire à utiliser ce type de revêtement [de type Taraflex®]. Ça a donc été de longues conversations à ce sujet», a raconté M. Lépine. Malgré l’aspect confidentiel du badminton, les commanditaires ont répondu présents pour le tournoi de la fin de semaine. L’arrivée d’Étienne Couture, une figure emblématique du badminton au Québec, est à l’origine de cet attrait nouveau pour ce sport, d’après M. Lépine. «Il faut redoubler d’ardeur pour trouver des commanditaires. Mais avec la venue d’Étienne, ça a attiré le public et les entreprises, et donc l’organisation est plus complexe. Par exemple, maintenant on sort les gradins, ce qui n’était pas le cas auparavant, et on a mis en place des loges pour les commanditaires», a analysé M. Lépine.

Le prochain rendez-vous est le championnat canadien qui aura lieu du 15 au 17 mai prochain.