La finale, au meilleur des trois matches, a débuté vendredi soir sur les terres montréalaises par une large défaite des Lavalloises en trois manches, 25-21, 25-15 et 25-22. Défaite douloureuse, mais somme toute logique, à la vue de la force que représente l’attaque des Carabins. Dans la déroute, Mélanie Savoie a tout de même placé 15 attaques marquantes.

Lors de la deuxième rencontre, dimanche après-midi au Peps, les joueuses de
l’entraîneur-chef Alain Pelletier ont tenu la dragée haute aux championnes canadiennes durant un set. L’écart entre les deux équipes était minime tout au long de la manche, n’excédant jamais les deux points, et, finalement, c’est le Rouge et Or qui l’a emporté 25 à 23, à la suite de deux décisions arbitrales contestées. La première sur une balle touchée par le bout des doigts du bloc de Montréal, et qui est parti à l’extérieur des lignes du terrain, et la deuxième, sur un transport sifflé contre Laëtitia Tchoualak, l’attaquante -vedette des Carabins.

Au deuxième set, Montréal a pris rapidement les devants,
15 à 10. Grâce à une énorme force de caractère, les Lavalloises sont revenus à égalité avec leurs adversaires, 16 à 16, relançant la rencontre. Mais sur plusieurs belles attaques et combinaisons, Montréal a repris les devants et s’est imposé 25 à 21. «Ce match nous a servi d’apprentissage, a expliqué M. Pelletier. On a su récupérer de l’énergie au deuxième set pour revenir. Je suis content, on sait qu’on est capable de jouer contre elles.»

Une fin de match difficile
Les troisième et quatrième sets ont été plus ardus pour les Lavalloises. Les artilleuses de l’attaque montréalaises ont fait parler la poudre par le biais de Laëtitia Tchoualak et Nadine Alphonse. «On est capable de rivaliser avec elles quand on varie notre jeu. Mais lorsqu’on perd le contrôle, c’est plus difficile parce qu’elles ont des attaquantes puissantes», a analysé M. Pelletier. Malgré les attaques bien placées de Marie-Chritine Mondor et Mélanie Savoie, le Rouge et Or a échappé la troisième manche, 25 à 20, et la dernière, 25 à 16. Le service a été problématique à la quatrième, plusieurs finissant dans le filet ou en dehors du terrain. M. Pelletier a expliqué cette situation par le fait que son équipe «veut servir tactique, donc la marge de manœuvre est réduite : proche du filet ou en profondeur. Si on sert trop facile, avec leur force de frappe, ça devient difficile.» De plus, le service est une histoire de concentration, qui peut être altérée par la foule et l’enjeu de la rencontre. «À l’entraînement, elles peuvent servir sur des pièces de 10 cents, n’importe où sur le terrain», a raconté l’entraîneur lavallois.

Les semaines précédentes le championnat canadien, qui aura lieu à Fredericton du 26 au 28 février prochain, seront entièrement dédiées à la pratique, et à la vitesse de jeu en particulier. «Plus on voyage le ballon vite, moins les joueuses adverses peuvent nous contrer. On va passer les deux prochaines semaines à huiler le système», a conclu M. Pelletier.