Défaites 3 à 0 par l’Université de Montréal vendredi soir, les Lavalloises sont revenues sur le parquet du Peps avec beaucoup d’envie et de motivation. Le premier set a pourtant été très disputé, le Vert et Or faisant preuve de percussion. Finalement, le Rouge et Or a eu raison des Sherbrookoise grâce à des attaques mordantes de Julie Rodrigue. Ce gain 25 à 22 augurait deux autres manches serrées. Il n’en fut rien. «Ce soir, on est parties mollo. Sherbrooke, c’est l’équipe qui a le moins de profondeur, mais elles sont coriaces, donc on ne voulait pas les laisser respirer», a expliqué Alain Pelletier, l’entraîneur-chef lavallois, à la fin de l’affrontement.

Contrairement à la manche précédente, le deuxième set a été une ballade de santé pour les Lavalloises, et la belle défense de Catherine Marois-Julien a beaucoup contribué à la victoire facile, 25 à 11. «Catherine était malade toute la semaine. Elle a dû toucher dix ballons jeudi et ensuite elle est retournée étudier. Ce soir, elle a été exceptionnelle», a commenté M. Pelletier. En effet, la libéro lavalloises a brillé en défense avec 19 récupérations. Le Rouge et Or s’est imposé dans la troisième et dernière manche sur la marque de 25 à 20, grâce à des attaques puissantes de ses joueuses-vedettes, Julie Rodrigue et Mélanie Savoie. Elles ont effectué 27 attaques marquantes à deux, pour un total d’équipe de 41.

Les hommes surpris
«Je lève mon chapeau à Sherbrooke, a dit d’entrée de jeu Pascal Clément, l’entraîneur-chef lavallois. Ils n’ont pas été intimidés et ça nous a surpris.» En effet, alors que tout le monde s’attendait à une victoire expéditive des volleyeurs lavallois, le Vert et Or a donné du fil à retordre à la troisième équipe au pays.

Dès le début de la rencontre, les Sherbrookois ont montré leurs bonnes dispositions, en attaquant avec puissance et en défendant bien face à l’armada offensive lavalloise. Frédéric Desbiens, pourtant l’un des joueurs vedettes de l’équipe, a fait les frais de ce mauvais début de match, et a été remplacé tôt dans la rencontre par Michaël
Champagne. «Il y a des gars qui ne sont sûrement pas contents [de leur match], comme Fred Desbiens. Mais ça fait partie de l’apprentissage», a expliqué Pascal Clément. La bataille fut rude en première manche et le Rouge et Or s’en est sorti en l’emportant 26 à 24.

Par contre, ce qui devait arriver arriva, et Sherbrooke a brisé la séquence d’invincibilité des Lavallois, en l’emportant
25 à 21 dans la deuxième manche. «Perdre un set, ce n’est pas grave. On a jamais eu comme objectif de ne pas en perdre un. L’objectif, c’est de gagner tous les matches», a affirmé Pascal Clément. Après cette perte surprenante, son équipe est revenue sur le terrain
transformée. Lors des deux dernières manches, le Rouge et Or s’est imposé largement 25 à 12, et a ainsi remporté la rencontre trois sets à un.

Thierry Lavigne et Karl De Granpré, avec respectivement
17 et 13 attaques marquantes, ont été les principaux artisans de la victoire lavalloise.