L’élection de Barack Obama a suscité bon nombre de réactions de la part de personnages publics influents : politiciens, artistes, journalistes, etc. Les sportifs ne sont pas en reste. Voici quelques-uns de leurs commentaires.

Le quart-arrière des Eagles de Philadelphie (National Football League), Donovan McNabb, affirme que cette élection lui rappelle le message que Martin Luther King portait. Il ajoute «qu’en tant qu’homme, si vous avez pleuré, c’était acceptable (sic), parce que c’était très profond [comme sentiment]». Aussi, malgré ses 32 ans, McNabb avoue que c’est la première fois qu’il a eu l’opportunité de voter et se dit fier d’avoir enfin pu participer au processus électoral.

Doc Rivers, l’entraîneur des Celtics de Boston (National Basketball Association) a expliqué que ses joueurs «ont plus célébré la victoire d’Obama que leur victoire face aux Rockets de Houston», mardi soir. L’ancien joueur de la NBA a martelé un message clair à ses joueurs les trois ou quatre derniers jours avant les élections: «Je me fiche pour qui vous votez. Ce n’est pas mes affaires. Je veux juste que vous votiez. Je veux que vous soyez impliqués [dans les élections].»

La joueuse de tennis Venus Williams a, quant à elle, déclaré à la fin d’un de ses matches durant le Masters de Doha, la semaine dernière, que «les États-Unis sont une merveilleuse place» où habiter. Malgré cela, elle se désole du fait qu’avec le temps, le pays soit devenu «vraiment intolérant envers les minorités et les gens de couleurs». La 6e joueuse mondiale raconte que son «père a grandi en Louisiane, un endroit où on l’appelait le boy et où personne ne lui montrait de respect». Il n’avait pas le droit de s’exprimer et «sa mère n’était qu’une pauvre métayère». À la lumière de cette réalité pas si éloignée dans le temps, Venus Williams «trouve ça fou que les États-Unis aient la chance d’avoir quelqu’un qui soit issu d’une minorité» comme président.

De son côté, Grant Hill, joueur des Suns de Phoenix (NBA), se souviendra toute sa vie «d’avoir joué contre les Nets de New Jersey le 4 novembre 2008». Il analyse la victoire d’Obama de cette façon: «Nous parlons beaucoup du vote des Noirs, mais c’est l’Amérique blanche qui a fait la différence, et ils ont voté pour un afro-américain. Vous pouvez avoir tous les votes des noirs que vous voulez, mais si vous n’avez pas le vote des Blancs, vous n’allez pas gagner.»

Finalement, Pelé, ancienne gloire brésilienne de soccer, encourage «de tout son cœur» le nouveau président des États-Unis, «non pas parce qu’il est noir, mais pour les espoirs de changements [qu’il incarne] dans la politique nord-américaine». Il ajoute que maintenant qu’Obama est élu, il va «prier Dieu pour qu’il l’éclaire [Obama] et lui donne beaucoup d’inspiration afin qu’il puisse satisfaire les désirs» du peuple états-unien.