Native de Québec, Anne-Charlotte Beaulieu évolue au sein du Club de rugby féminin du Rouge et Or à la position de demi-ouverture depuis maintenant quatre ans. En 2014, son excellent travail a été souligné notamment par le RSEQ et le SIC qui l’ont élue recrue de l’année. Portrait de l’athlète de 22 ans.

C’est à l’âge de 16 ans, à son école secondaire St-Patrick’s High School, qu’Anne-Charlotte est initiée à son sport pour la première fois. Jouant déjà au soccer et au basketball, ses amis l’ont encouragé à essayer le rugby et elle a tout de suite accroché. « C’est comme un mélange de toutes les aptitudes physiques que j’ai déjà acquises dans les autres sports », décrit-elle. Poussée par son entraîneuse, elle a joué pendant l’été pour le club de rugby civil de Québec et dans l’équipe provinciale. Depuis, elle s’aligne avec l’équipe de la ville à chaque été.

On dit qu’elle n’a pas froid aux yeux

Également chargée des bottés, Anne-Charlotte décrit son poste de demi-ouverture comme « un pilier entre les avants et les arrières ». Sur le terrain, elle est capable de prendre des décisions sous pression sans problème. Lors de sa nomination par le SIC en 2014, son ex-entraîneur, Bill McNeil, expliquait : «Elle garde la tête froide, ce qui fait que sa prise de décision est solide et la pression en tant que botteuse ne l’effraie pas […]». De son propre avis, son excellente vision du jeu, sa capacité de botter sur le terrain et entre les poteaux ainsi que son bon jeu de passe, font d’elle une joueuse efficace dans sa position.

Le rugby exige une très grande concentration. « Quand on joue en fatigue et qu’on manque de concentration, c’est là qu’on se blesse », précise-t-elle. Elle doit rester constamment concentrée et c’est ce qu’elle trouve le plus difficile dans ce sport. Jusqu’à présent, elle n’a subi aucune blessure sérieuse et croit que de s’entraîner régulièrement en salle aide à diminuer les risques que cela survienne.

Un véritable travail d’équipe

Pour Anne-Charlotte, le rugby n’est rien de moins qu’un travail de collaboration. « T’as besoin de tout le monde sur le terrain, quelqu’un qui va penser autant que quelqu’un qui va juste foncer la tête première […]. » Elle voit aussi le rugby comme une bataille qu’elle livre avec et pour ses coéquipières. « Tu te bats toujours pour la fille à côté de toi et elle fait pareil. » Prête à donner tout ce qu’elle a sur la ligne, Anne-Charlotte n’a jamais ressenti une telle adrénaline dans un autre sport. Le rugby forme des équipes particulièrement soudées, selon elle.

Une équipe petite mais efficace

Même si son équipe est petite, Anne-Charlotte vante la capacité d’adaptation de ses collègues. Elles utilisent leurs joueuses d’avant qui sont très mobiles pour combler le manque de filles sur le terrain. Certaines joueuses peuvent aussi jouer partout. En début d’année, à cause des nombreuses blessées, le Rouge et Or a dû mettre beaucoup d’arrières à l’avant, ce qui s’est fait sans trop de difficulté. « On est super rapides, on pense beaucoup sur le terrain et on établit un système de jeu différent des autres équipes », mentionne Anne-Charlotte. À son avis, ces deux dimensions constituent les principales forces de son équipe.

Et la suite ?

Avec le Rouge et Or, Anne-Charlotte souhaite remporter le championnat canadien et être nommée sur la première équipe étoile à sa position. Finissante en administration des affaires, elle ne sait cependant pas si elle jouera longtemps à la suite de sa diplomation. Chose certaine, elle compte faire une maîtrise après son baccalauréat. Ses parents étant propriétaires de l’entreprise familiale Ouellet Canada, elle aspire à devenir propriétaire-dirigeante dans quelques années. Pour l’instant, elle continue de porter les couleurs de Laval et verra par la suite si tout cela la mènera plus haut, vers les rangs professionnels.