Retour à la maison pour Antony Auclair. L’ex Rouge et Or est venu relater le bilan de sa première saison dans la NFL lors d’une conférence de presse à l’Université Laval ce jeudi 25 janvier. Une occasion de revenir sur son attachement pour son ancienne équipe universitaire.

Le 24 janvier 2017, dans cette salle de presse improvisée du PEPS, celui qui était l’ailier rapproché du Rouge et Or revenait tout juste de St. Petersburg en Floride. Antony Auclair y avait disputé, quelques jours auparavant, la classique East-West Shrine, mettant en opposition de potentiels futurs athlètes de la National Football League.

Un an plus tard, le revoilà au même endroit, sourire aux lèvres, casquette des Buccaneers de Tampa Bay sur la tête et riche de son expérience dans la plus haute ligue de football.

Une saison encourageante

Classé 70e meilleur ailier rapproché de la saison 2017 de la NFL par le site spécialisé Bleacher Report, l’ancien numéro 81 du Rouge et Or admet qu’il s’est amélioré au fil de la saison. « Cette année, j’ai développé mon jeu au sol, en tant qu’ailier fort, je me dois d’être versatile. L’équipe a aussi facilité mon intégration », relate-t-il.

Certes, si l’équipe des Buccaneers a fini loin des séries éliminatoires (5 victoires pour 11 défaites), la saison du natif de Notre-Dame-des-Pins a été encourageante. Pour les 7 derniers matchs de la saison, il a été aligné sur le terrain et a même été partant sur les deux oppositions finales. Néanmoins, pour Auclair, inutile de s’enflammer : « C’est assez encourageant de débuter des parties, c’est sûr, mais dans la NFL, il n’y a jamais rien de garanti. Il faut que je m’améliore encore, il faut toujours que je sois prêt à me battre, c’est ça qui est l’fun. »

Le Rouge et Or dans son cœur 

Travailleur infatigable et ultra déterminé, c’est l’image qu’a laissée Antony Auclair à Mathieu Bertrand, le coordonnateur des unités spéciales du programme de football de l’Université. « Il avait une éthique de travail irréprochable et un physique costaud. Il a toujours été prêt à faire les sacrifices pour arriver là où il voulait arriver. Son désir de réussir et l’attention qu’il a pour les détails ont fait la différence », se rappelle-t-il. « J’ai beaucoup d’admiration pour lui, je l’ai coaché pendant quatre ans et de le voir ici, cela fait plaisir. Il se souvient d’où il vient », poursuit le coordonnateur.

Bien qu’ayant signé un contrat de 465 000 $ US, l’athlète reste toujours aussi disponible. Au terme de la conférence de presse, Auclair s’est prêté au jeu des photos avec ses anciens entraîneurs en plus de dédicaces plusieurs clichés de lui pour son ancienne équipe. « Revenir là où ma carrière universitaire a commencée, c’est assez spécial. Cela fait du bien de revenir ici. Je suis très heureux de pouvoir m’entraîner et content de revoir l’équipe », indique-t-il.

Ressorti de la salle et sac sur le dos, celui qui vit « son rêve américain » dans le Nouveau Sombrero – le surnom du Raymond James Stadium, le stade de l’équipe de Tampa – redevient simplement Antony. Il profite même de la rareté de ce moment pour aller faire un tour dans la boutique du Rouge et Or et y saluer le personnel présent. Oui, l’adage semble bien être confirmé : There is no place like home.