L’excellence académique de la patineuse de vitesse sur longue piste, Noémie Fiset, a été récompensée, la semaine dernière, par le Programme de bourses Banque Nationale de la Fondation de l’athlète d’excellence du Québec (FAEQ). Un support financier et moral qui ne peut mieux arriver pour l’étudiante au Baccalauréat en psychologie qui est à son année de qualification olympique.

À seulement cinq ans, Noémie a découvert le patinage, qui est vite devenu une passion. Depuis ce moment, elle n’a jamais arrêté de patiner. Tranquillement, l’athlète originaire de Québec a commencé à s’illustrer lors des compétitions et à se rapprocher de son rêve de participer aux Jeux olympiques.

« Depuis que j’ai 16 ans environ, je me suis rendu compte que c’était plus qu’un rêve et que c’était possible, que je pouvais y arriver en travaillant fort. » Toutefois, l’étudiante de deuxième année en psychologie à l’Université Laval a attendu avant de mettre tous ses œufs dans le même panier.

« Ça fait deux ans que j’ai eu un déclic. Mon entraîneur, Gregor Jelonek, c’est lui qui m’a fait réaliser mes chances. Il y croyait et c’est quelqu’un de très honnête dans la vie, il ne me dirait pas ça s’il ne le croyait pas », croit-elle.

Bien que cela n’a pas changé le volume d’entraînement de la patineuse, puisqu’elle avait déjà atteint le maximum, cela a certainement eu un impact sur ses études universitaires.

« J’ai pris une année un peu plus légère à l’école pour mettre toutes les chances de mon côté, explique Noémie. Je ne voulais pas avoir le stress des examens juste avant les qualifications des Jeux olympiques. »

Ces qualifications, elles auront lieu en janvier 2018. D’ici là, l’étudiante devra se mesurer aux meilleures de la scène mondiale afin de se préparer en vue des sélections nationales. Pour l’instant, le nombre de représentants canadiens est inconnu. Toutefois, l’athlète de Québec croit en ses chances.

« C’est l’objectif. Je prépare ma saison en fonction de cela, soutient-elle. Si jamais ça ne fonctionne pas, on visera les prochains. »

Jongler avec son emploi du temps

Entre les entraînements dans l’Ouest canadien et les compétitions un peu partout dans le monde, rien n’est laissé au hasard. « Une bonne planification, c’est le plus important, lance-t-elle. Dès que je suis entrée au bac en psychologie, j’ai planifié mon parcours, tout ce que je devrais faire pour me rendre au doctorat. »

« Pour moi, c’est le plan A. Le sport, j’aime ça, mais ce n’est pas le principal. L’école passe en premier. Pour l’instant, j’arrive à bien combiner les deux », se réjouit la patineuse.

Certes, Noémie doit faire quelques concessions dans sa vie personnelle. Cependant, elle voit cela comme des choix qui l’amèneront ultimement à réaliser son plus grand rêve, soit de participer aux Jeux olympiques.

« Je vois ça comme des choix. C’est un choix que d’avoir une moins grande vie sociale que les jeunes de mon âge, ou encore de faire mon bac en plus longtemps. C’est important pour moi parce que je ne crois pas avoir terminé ma carrière et atteint le point le plus haut que je peux », commente l’étudiante-athlète.

Mental d’acier

Étant étudiante en psychologie, Noémie est bien consciente de l’apport d’une bonne préparation mentale avant une compétition. « À un certain niveau, c’est moins la préparation physique que la façon dont les athlètes abordent les courses qui fait la différence. Ça a changé beaucoup de choses dans la façon dont j’entrevois chaque course », confie-t-elle.

Ses études l’ont également amenée à constamment remettre sa santé mentale en question. « Ça m’a appris à prendre soin de moi, à faire attention et à être à l’écoute de la fatigue mentale. J’essaie de ne pas me mettre dans des situations comme ça. »

Soutien bien apprécié

En plus de l’encourager dans son parcours vers les Olympiques, la bourse décernée par la FAEQ l’aide à voler de ses propres ailes. « Mes parents m’ont beaucoup aidé. Cette année, je suis sur l’équipe de développement nationale. J’ai un plus gros support financier qui m’aide à payer mes frais », raconte fièrement Noémie.

C’est maintenant davantage un support moral que sa famille lui apporte. « Je crois que ça change tout d’avoir mes amis et ma famille derrière moi. Ce n’est pas toujours facile d’être une athlète de haut niveau. Il y a des hauts et des bas. Je suis tellement exigeante envers moi-même, j’ai tendance à toujours vouloir plus et à ne pas accepter ce que je fais déjà bien. Ils m’aident beaucoup à rester focus sur mes objectifs. »