Chargé de communication pour le Rouge et Or depuis 2010, Stéphane Jobin a fait ses premiers pas comme journaliste à Impact Campus. D’abord bénévole, il deviendra chef de pupitre aux sports en 2005, un peu plus d’un an après l’obtention de son Baccalauréat en communication publique.

Questionné à savoir ce qu’il retire de son passage à Impact Campus, Stéphane Jobin lance spontanément que ça lui a tout appris. « C’est là que j’ai développé un style d’écriture. J’ai toujours eu de la facilité à écrire, mais je ne crois pas que j’aurais été prêt à travailler dans un hebdo », admet-il.

Impact Campus a été un tremplin dans le milieu médiatique pour le chargé de communication du Rouge et Or. Après un voyage de dix mois, Stéphane Jobin a déménagé à Ottawa, où il a déniché son premier emploi en journalisme, qu’il a gardé pendant près de quatre ans. Très vite, on lui confie de plus grandes responsabilités.

Ces nouvelles fonctions, soit celles de rédacteur en chef, l’ont amené à vivre son plus grand rêve : couvrir les Jeux olympiques. À l’hiver 2010, il est le seul journaliste accrédité par Transcontinental à se rendre à Vancouver.

Quelques semaines à peine après son retour dans la région d’Ottawa, Stéphane a reçu un appel de Luc Lamontagne, anciennement coordonnateur des communications et du marketing au Service des activités sportives, qui lui offre le poste qu’il occupe toujours aujourd’hui, celui de chargé de communication.

Il est d’avis que son bagage de journaliste lui a permis de devenir un meilleur relationniste. « Tu as l’avantage de savoir ce que les journalistes veulent, ce qu’ils cherchent. D’avoir fait la job, c’est un plus, soutient Stéphane Jobin. Tout ce qui est de faire attention à ce qu’on dit ou ce que l’on fait. Quand on parle aux étudiants athlètes, on sait de quoi on parle. On a déjà été de l’autre côté, on connaît les trucs des journalistes. »

Souvenirs impérissables

Son passage à Impact, il s’en souviendra toute sa vie. Que ce soit ses années en tant que bénévole, de 1999 à 2003 ou encore la période où il a chapeauté la section des sports du journal, Stéphane Jobin se souvient de moments magiques. Ce qu’il a aimé : l’esprit de groupe.

« On était tout le temps à Impact tous ensemble. Je suis encore en contact avec un bon nombre d’entre eux. Le photographe qui était là a été photographe à mon mariage. La journée de production du lundi où on finissait tout le monde en même temps, rush vers 17 h, ça c’était les plus beaux moments », raconte-t-il.

En terme de couverture, la saison de football arrive en tête de liste. « C’était l’année que le Rouge et Or tentait d’obtenir une troisième Coupe Vanier en ligne. Une saison pleine de rebondissements. On a raté qu’un seul match à Halifax, tous les autres, on y était », dit-il.

Stéphane Jobin se compte bien chanceux d’avoir couvert en tant que journaliste des années importantes dans le milieu sportif entourant l’Université Laval. « Je suis arrivé ici et c’était la première année de l’équipe de rugby, indique-t-il. J’ai couvert leur premier automne. Il y avait aussi les premiers pourparlers du super PEPS. Même si je suis parti durant quatre ans, il y a une suite logique, des liens à faire dans tout ça. »