Confiné pendant longtemps au rang de simple activité récréative scolaire, le dodgeball connait maintenant une fulgurante popularité à Québec. Ils sont de plus en plus nombreux à joindre les rangs de la Ligue de dodgeball de Québec (LDQ) pour y pratiquer le sport du ballon mousse.

Lors de son passage à Vancouver, le fondateur et président actuel de la LDQ, Vincent Bédard, a été initié au vaste monde du dodgeball. C’est lors de son retour à Québec qu’il a ramené ce sport et fondé une ligue avec ses amis. Depuis, la ligue a officiellement été reconnue comme un organisme à but non lucratif et connait un développement rapide. Avec 200 joueurs actifs et 30 équipes, la LQP est de loin la plus grosse ligue de dodgeball au Québec.

Tous les lundis et mercredis soirs, des gens de tous les horizons s’affrontent dans différents gymnases de Québec. « On a vraiment du monde de tous les spectres. On a des sportifs comme des non-sportifs, [des gens] de tous les âges et de toutes les professions », observe Vincent Bédard.

Proche parent du ballon chasseur, le fonctionnement du dodgeball est simple : deux équipes établies dans leur zone respective tentent d’éliminer les joueurs de l’équipe adverse en lançant des ballons mousses les uns sur les autres. Avec un total de six ballons disposés sur le terrain, les équipes disposent de 15 minutes pour éliminer le plus de joueurs adverses.

Accessible et sécuritaire

Selon le fondateur et président actuel de la LDQ, si le dodgeball connait une telle popularité à Québec, c’est en partie à cause de la structure de la ligue qui permet une grande accessibilité. Dotée d’une ligue récréative et d’une ligue compétitive, la LDQ permet à chacun d’y trouver son compte, en particulier pour les néophytes qui ne sont pas de calibre compétitif et qui souhaitent simplement s’amuser.

Pour Sophie-Charlotte Gaudreau, finissante en design graphique à l’UL, au-delà du volet sportif, la LDQ offre aussi une expérience sociale des plus enrichissantes. « Ce qui m’a accroché, c’est l’esprit d’équipe », raconte-t-elle. Avec plusieurs activités sociales offertes, la ligue est un lieu de rencontres en soi.

La sécurité entourant la pratique de ce sport ne doit pas non plus être négligée. Contrairement au ballon-chasseur, la composition des ballons utilisés dans la dodgeball rend le tout plus sécuritaire et réduit ainsi énormément la douleur lors de l’impact note M. Bédard.

Un phénomène pancanadien            

Si le dodgeball est de plus en plus populaire à Québec, il règne en maitre dans le reste du Canada, en particulier dans l’Ouest canadien et en Ontario. L’équipe canadienne a d’ailleurs remporté l’or chez les hommes et l’argent chez les femmes lors du dernier championnat mondial tenu en Australie.

Même si le Québec n’excelle pas encore dans ce sport, l’équipe québécoise de dodgeball affrontera les autres provinces canadiennes lors du championnat canadien qui aura lieu à Halifax en avril prochain. Le tournoi sera aussi l’occasion d’y sélectionner l’équipe canadienne qui participera aux championnats mondiaux qui se dérouleront à Toronto.