Lors de la conférence de presse présentant l’événement, jeudi dernier, Samir Ghrib a affirmé que recevoir l’Impact de Montréal «est un honneur et un privilège», qui se disputera en plus à domicile. Le technicien du Rouge et Or y voit là une récompense pour ses joueurs eut égard aux efforts fournis durant ces dernières
années. «Notre programme a été choisi parmi d’autres pour jouer cette rencontre. Cela prouve bien la valeur de notre équipe et récompense nos bonnes prestations au (championnat) canadien depuis quelques saisons», a-t-il ajouté.

Ce match se déroulera dans le cadre de la préparation de l’Impact de Montréal au quart de
finale de la ligue des champions de la CONCACAF, le 25 février prochain. À cette occasion, les Montréalais affronteront le club mexicain de Santos Laguna au Stade Olympique. Autant dire que le Rouge et Or aura fort à faire contre l’une des huit meilleures équipes du continent. Cette situation n’ébranle en rien les défenseurs Marc-Olier Boudreau-Daigle et Alexandre Lévesque-Tremblay. «Le stress, ce n’est pas bon, déclarent-ils en chœur, c’est un bel événement et ce n’est pas la peine de se mettre la pression». Et Alexandre
Lévesque-Tremblay d’ajouter : «Il y aura de l’enjeu et tout le monde s’attend à nous voir perdre. Mais tout est possible sur un match, il suffit de bien défendre et en marquant un but chanceux, on peut gagner».

Ne pas se mettre de pression
Le fait de jouer face à une équipe professionnelle peut aussi être une belle opportunité de se faire remarquer. Mais les deux joueurs ne sont guère intéressés par une telle perspective. «Je n’ai pas l’envie de jouer à un plus haut niveau. Je préfère me concentrer sur mes études, c’est le plus important pour moi», affirme Boudreau-Daigle. Quant à Lévesque-Tremblay, il ne pense pas taper dans l’œil de l’encadrement de l’Impact, mais dit que ce serait «tant mieux s’ils pouvaient (l’Impact de Montréal) remarquer qu’il y a du
talent dans l’équipe.»

L’issue de la rencontre semble joué d’avance, tellement l’écart entre les deux équipes est grand. Mais Samir Ghrib ne s’avoue pas battu d’avance et veut que ses joueurs fassent bonne figure. «Même si ce n’est qu’un match amical, et que nous ne reprenons qu’une semaine avant l’affrontement, on veut bien paraître, donc on veut offrir une opposition honorable», conclut-il. Et pourquoi pas, créer la surprise?