Les deux équipes de basketball du Rouge et Or ont connu des succès mitigés lors des dernières saisons, et tenteront cette année de regagner leur place dans l’élite du basketball québécois.

Du côté des hommes, Laval a été la seule formation à rater les séries éliminatoires l’an dernier, finissant cinquième et dernier au classement du Réseau du sport étudiant québécois (RSEQ). C’est pratiquement la même équipe qui foulera le terrain cette année, avec quelques joueurs qu’on vante comme étant l’avenir du programme depuis leur arrivée chez le Rouge et Or. Ceux-ci incluent notamment Boris Hadzimuratovic, Thibaud Dezutter et, plus récemment, Karl Demers-Bélanger.

Comme l’a mentionné l’entraîneur-chef Jacques Paiement Jr. avant le début de la saison, il est temps que l’expérience acquise porte ses dividendes. « Ça fait deux ans qu’on dit qu’on a le talent, qu’on a les éléments pour avoir du succès, c’est juste qu’ils n’étaient pas tout à fait prêts », a-t-il fait savoir. « On veut continuer à progresser évidemment, mais là on est au stade où on veut des résultats ».

La compétition risque d’être un peu moins forte cette année toutefois, alors que des puissances comme McGill et Concordia ont perdu des joueurs importants. De plus, c’est dans le nouvel amphithéâtre-gymnase du PEPS qu’aura lieu le championnat provincial de basketball universitaire les 1er et 2 mars prochain. C’est la première fois de l’histoire que tous les matchs de séries auront lieu au même endroit, à la manière du « Final four » dans la NCAA.

Rappelons que de 2001 à 2008, l’Université Laval dominait la scène provinciale, participant à toutes les finales provinciales et remportant cinq titres. Le club n’a pourtant jamais remporté de championnat canadien, le meilleur résultat étant une troisième place au pays en 2002 et encore en 2003.

 

Des filles plus vieilles

Du côté de l’équipe féminine, c’était un retour en séries éliminatoires la saison dernière après son exclusion en 2011-2012. L’aventure a été courte toutefois pour les Lavalloises, alors qu’elles se sont inclinées 54-47 face aux Martlets à McGill en demi-finale du RSEQ. Cette année, la compétition sera forte encore une fois, et qui plus est, quelques joueuses clés de l’édition de l’an dernier ont quitté.

Elyse Jobin, Mélodie Lanel-Dion et Marjorie Ferland, trois des six meilleures marqueuses de l’équipe en 2012-2013, ont toutes complété leur stage universitaire. Marie-Pascale Nadeau est toujours présente heureusement, mais la pièce maitresse de l’équipe cette saison en est à sa dernière année avec le Rouge et Or.

Linda Marquis pourra compter sur un bon groupe de jeunes joueuses, comprenant Gabrielle Girard (2e année), Geneviève Derome et Raphaëlle Côté (1re année) entre autres, mais aussi sur deux joueuses ayant transféré des Gaiters de Bishop’s, soit Catherine Bélanger-Paquet et Véronique Fortin-Tremblay (3e année). L’entraîneure-chef pourra également compter sur l’engouement autour de la tenue du championnat canadien à l’Université Laval en 2015 pour dynamiser le programme. « Ce que ça implique c’est que des points positifs : c’est inspirant pour l’équipe, pour le recrutement, nos nouvelles installations là c’est comme un second début. On relance la carrière après 28 ans », a lancé Marquis.

La formation féminine n’a elle non plus jamais remporté un titre national, le meilleur résultat étant une deuxième position en 2002.