Le Rouge et Or a démarré le match en lion, marquant sept points sans réplique. Solides en réception, les Lavallois ont offert quelques longs échanges avant de prendre une avance confortable. Les Carabins se sont ressaisis à mi-parcours en marquant six points consécutifs, mais trop peu trop tard. Mathieu Frigon, exceptionnellement employé au centre, a clos le débat avant que l'Université de Montréal ne puisse atteindre 20 points.

Selon Pascal Clément, l'entraîneur-chef de l'Université Laval, son équipe a «dominé toutes les phases de jeu». Une supériorité qui s'est reflétée au second set. Les Carabins ne prenant la tête que le temps d'un point, le Rouge et Or n'a jamais été véritablement ennuyé par ses adversaires. Le troisième engagement a été tout aussi expéditif, offrant un spectacle à sens unique aux 441 spectateurs.

Lorsqu'on demande à Pascal Clément s'il a parfois peur de perdre ou de terminer la séquence victorieuse, il répond qu'il se concentre sur la qualité du jeu. «Contre Sherbrooke nous avons laissé filer une avance de 18 à 10 pour perdre la manche 27 à 25. Je suis plus préoccupé par la performance, par le travail», a-t-il expliqué. L'entraîneur de l'année au pays en 2010 a ajouté qu'un match facile n'est jamais perdu, même si le manque d'opposition de la ligue du Québec semble l'agacer. «Nous recherchons la compétition, c'est pour ça qu'on va jouer en Californie. Nous savons aussi qu'il va y avoir un trou [dans l'horaire] parce qu'on ne jouera pas en demi-finale québécoise. On va s'entraîner entre nous», a-t-il simplifié.

Karl De Granpré a été le plus efficace pour les locaux samedi soir, avec un taux d'efficacité de 50%. L'étudiant en statistique a d'ailleurs terminé le match avec 13 attaques marquantes, une de plus que son coéquipier, Frédéric Desbiens. Notons également la performance du libéro Pierre-Alexis Lapointe qui a récupéré 13 ballons en défensive.

Défaite des dames

Chez les dames, les Carabins de l'Université de Montréal sont les rivales du Rouge et Or. Avec ce dernier gain, les Bleues rejoignent l'équipe de l'Université Laval au sommet du classement provincial avec 15 victoires et 3 défaites. Les Lavalloises conservent leur priorité grâce à 50 sets remportés contre 48 pour les Carabins.

Le Rouge et Or a connu quelques ratés tout au long du match, ayant de la difficulté à passer le mur défensif de Montréal. «Nous sommes mal parties, c'est un des pires débuts de match de la saison, peut-être même le pire de ma carrière», a lancé Alain Pelletier, l'entraîneur-chef de l'Université Laval, en poste depuis la saison 2007-2008. D'ailleurs, son prédécesseur, Benoît Robitaille, était sur la galerie de presse pour épauler Pelletier dans la préparation de l'équipe en vue du championnat canadien qui a lieu à l'Université Laval du 4 au 6 mars prochain. «C'est comme un troisième entraîneur, plus on a de yeux sur le terrain, mieux c'est», a commenté Alain Pelletier.

Faux pas inexplicable

«Pourquoi on est parti flat? Aucune idée», a envoyé Pelletier après le match. Pour lui, la phase de réception a manqué à son équipe tout le match. «On l'a gardée en doute tout le match et c'est revenu nous hanter au 4e [set]. C'est impardonnable». Pour lui, le match ressemblait à un affrontement de début de septembre, avec des hésitations entre joueuses. «J'espère que ça va nous fouetter pour le reste de la saison.»

Les deux équipes du Rouge et Or recevront le Vert et Or de l'Université de Sherbrooke vendredi prochain dès 18h au Peps. Les dames rendent ensuite visite aux Martlets de l'Université McGill pour clore la saison régulière.