C’est confirmé, Laurent Dubreuil et Alexandre St-Jean feront partie de l’équipe olympique canadienne de patinage de vitesse de longue piste. Cette annonce a été officialisée par l’organisme national Patinage de vitesse Canada le 11 janvier dernier. Ces deux étudiants auront donc la chance de faire rayonner le pays en prenant le chemin de PyeongChang.

Ce sera la première participation aux JO pour chacun des deux universitaires. Ni un ni l’autre n’avait réussi à se qualifier pour Sotchi en 2014.

Alexandre, étudiant de médecine dentaire, avait ensuite pris ses distances pour se concentrer sur ses études. Il s’était exclu de la deuxième moitié de la saison de compétitions de 2014-2015.

Cette interruption n’a été que temporaire, il fait son retour sur la patinoire l’automne suivant. Déjà, lors de cette saison, le patineur a réussi à obtenir une 6e place aux championnats mondiaux pour le 1000m individuel. En 2017, il arrive plutôt en 12e position. Un rang qu’il occupe également dans le classement cumulatif de l’actuel circuit des Coupes pour cette distance.

De son côté, ce n’est qu’un retard de 0,05 seconde au 500m, qui a empêché Laurent de se qualifier pour Sotchi. Celui qui est étudiant au baccalauréat en communication, a décidé de tout revoir son entrainement. Il est convaincu qu’au final cette déception a fait de lui un meilleur athlète.

La révision de son entrainement semble porter fruit. L’année suivante, en 2015, il termine avec une médaille de bronze au 500m lors des championnats mondiaux à Heerenveen au Pays-Bas.

Le 11 novembre dernier, Laurent a bien commencé la saison en n’obtenant rien de moins qu’une médaille d’or au 500 m lors des rencontre de la Coupe du monde. Aussi lors de cette compétition, les deux patineurs lavallois ont battu ensemble le record mondial au sprint par équipe, avec leur coéquipier Vincent De Haître.

Le record a ensuite été battu coup sur coup par l’équipe canadienne à chacun des autres évènements de la Coupe du monde. Le 1er décembre à Calgary, Laurent, en compagnie de Vincent De Haître et de Gilmore Junio, l’a fracassé pour une troisième fois de suite en autant de compétitions.

Le rêve olympique d’une fondeuse lavalloise encore sur la glace

En plein dans la période de redoux, du 6 et au 9 janvier dernier, des skieurs de fond d’un peu partout en Amérique du nord se sont affrontés sur les pistes du mont Ste-Anne. Anne-Marie Comeau, l’une des skieuses du Rouge et Or, s’est démarquée de façon plutôt inattendue lors cette compétition de sélections NorAm Haywood. Ses performances surprenantes pourraient même lui mériter une place à PyeongChang.

Elle est arrivée deuxième dans sa catégorie lors de l’épreuve du skiathlon de 15 km et troisième lors du 10 km classique. Elle réussit ainsi à monter sur le podium deux fois au cours des quatre journées de compétition.

C’est sa performance au 10km, une épreuve de qualification olympique, qui la rapproche d’une possible participation aux Jeux Olympiques. « J’ai beaucoup de misère à réaliser tout ce qui se passe en ce moment! Il y a une semaine, je ne me serais pas vue dans cette situation. Je suis super contente de mes résultats à mon retour en ski de fond, alors que je ne m’attendais absolument à rien », indique Anne-Marie en communiqué de presse.

En arrivant première parmi les moins de 23 ans au 15km, elle pourra au moins participer aux championnats du monde de ski de fond U23 qui se tiendront à la fin du mois, à Kandersteg en Suisse. « Si je n’arrive pas à me qualifier pour les JO, je serai quand même très contente d’y prendre part pour me donner de l’expérience et me motiver pour les prochains Jeux », se console Anne-Marie.

Ces classements sont surprenants pour l’athlète qui avait pourtant pris ses distances du monde du ski pour se consacrer plus pleinement à sa carrière d’athlétisme. D’ailleurs, lors des temps plus cléments, elle troque ses skis pour des souliers de course, faisant partie de l’équipe de crosscountry du R et O.

Pour pouvoir intégrer l’équipe olympique canadienne, Anne-Marie devra compléter deux courses homologuées par la Fédération internationale de Ski (FIS) d’ici le 21 janvier, en plus d’obtenir de bonnes performances.

Dimanche, l’étudiante-athlète complétait déjà avec brio l’une de ces épreuves au Vermont en terminant deuxième au 10km. Cette semaine, elle prendra la route pour les prochaines courses sanctionnées par la FIS qui se dérouleront jeudi et vendredi, au Montana.