Malgré un tel résultat, l’entraineur en chef, Bill McNeil, n’était pas très satisfait du rendement de ses joueuses. «On a cette fâcheuse tendance à garder l’autre équipe dans le match. C’est irritant», s’est insurgé le pilote du rugby Rouge et Or. Il n’aime pas le fait que ses joueuses ont un penchant vers le relâchement dans les matchs dits faciles. De là, elles ne sont plus concentrées, elles commentent des erreurs de mains et de discipline et les plaquages sont mous.

Ce manque de discipline aurait pu coûter très cher aux Lavalloises si Ottawa avait eu le talent pour en profiter. En deuxième demie, le Rouge et Or s’est mis de nombreuses fois à la faute, laissant le ballon aux adversaires à des distances parfois assez proche pour marquer des buts de pénalité. Heureusement pour Laval, la botteuse des Gee Gees n’a jamais réussi à capitaliser sur aucune séquence, pas même pour sortir le ballon en touche.

McNeil assure toutefois que le nécessaire sera fait pour corriger la situation en vue de la finale. «Les erreurs de cette semaine n’y seront pas la semaine prochaine», a annoncé l’entraineur. Pour sécuriser son équipe, il entend revenir à la base du jeu. L’accent sera mis sur les points forts de la formation, comme la mêlée.

La discipline sera aussi un point important puisque Concordia, l’autre université en finale, est «la seule équipe contre laquelle les erreurs coûtent», selon McNeil. Les deux formations se connaissent bien, mais même si l’entraîneur des Lavalloises est sûr de les battre, il sait qu’il faut rester prudent. «Si Concordia se réveille, ça peut être serré», a averti McNeil. Les Stingers avaient d’ailleurs gagné l’an dernier, en final, contre le Rouge et Or.

Cette ultime partie des éliminatoires marquera aussi la fin du rugby universitaire pour au moins quatre joueuses de la formation lavalloise. Celles-ci en arrivent à la fin de leurs années d’admissibilité.

Crédit photo : Claudy Rivard