Laurie Houle est une jeune femme de 24 ans originaire de Québec. Elle est présentement à sa dernière année d’admissibilité pour l’équipe de rugby du Rouge et Or. Celle qui évolue à la position de pilier vient tout juste d’être nommée sur la première équipe d’étoiles du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ). Impact Campus vous présente une athlète d’excellence.

Q : Parlez-nous de votre parcours sportif et académique?

R : J’ai commencé à jouer au rugby, en secondaire cinq, au Collège Jésus-Marie de Sillery, et j’ai tout de suite pogné la piqure. Ensuite, j’ai joué au Cegep St-Lawrence pendant deux ans. Comme je voulais aller à l’université, le coach du Rouge et Or est tout de suite venu me recruter. J’ai accepté sans hésitation. J’ai fait mon baccalauréat [sciences de la consommation] en trois ans, il me restait donc deux années d’admissibilité et je voulais continuer de jouer, donc j’ai fait un certificat en management.

Photo: Felix Sylvain

Q : Pourquoi avoir choisi le rugby?

R : Au secondaire, je faisais du patinage artistique. L’équipe de rugby de mon école cherchait des joueuses athlétiques et à cause de mes larges épaules, on m’a approché pour que j’embarque. Au début, je n’étais pas trop sûre, j’avais peur un peu. Puis, j’ai décidé de l’essayer. Je suis tombée en amour avec le sport. Le rugby, c’est un sport incroyable et tellement complet. C’est intense et créatif. N’importe quelle fille de n’importe quelle shape peut jouer au rugby. Le rugby c’est une grosse famille. J’ai joué au soccer et ce n’est vraiment pas pareil [côté esprit d’équipe]. Tu sacrifies ton corps pour l’équipe, ça crée des liens qui vont au-delà du terrain.

Q : Quelle est la plus grande difficulté à être une étudiante-athlète?

R : C’est pas mal à ce moment-ci de la saison que ça devient difficile. La fin de notre saison coïncide avec la mi-session. Il faut que tu réussisses à ne pas trop te brûler, parce que t’as des pratiques du mardi au vendredi en plus du match du samedi. Dans tout ça, il faut aussi que tu trouves du temps pour étudier. T’as de la fatigue accumulée de toute la saison. Le manque d’énergie commence à te rattraper, mais c’est le peak de la saison et t’as pas le choix de continuer. Tu ne peux pas relâcher.

Q : Après cinq années avec le Rouge et Or, quel est le moment marquant de votre passage à Laval?

R : L’an passé, c’était la première fois qu’on se rendait au championnat canadien. On a réussi le meilleur résultat de l’histoire du Rouge et Or rugby, c’était incroyable. Ça faisait trois ans qu’on perdait en demi-finale contre Concordia. On a finalement réussi à vaincre cette « malédiction ». Au championnat canadien, on a passé bien près de remporter les grands honneurs, on a joué dans la neige et dans le froid. Bref, tout pour s’en rappeler. Je suis revenue cette année pour revivre ces émotions-là et enfin aller chercher un titre canadien.

Q : Vous êtes nommée sur la première équipe d’étoiles du RSEQ, qu’est ce qui explique votre succès?

R : Ça fait du bien, mais c’est un sport d’équipe en premier. Malgré le fait que c’est un petit velours qui flatte l’égo d’être reconnue, il reste que c’est l’équipe qui est la plus importante et qu’il faut se rendre le plus loin possible. Plusieurs autres joueuses du Rouge et Or auraient pu être nommées sur l’équipe d’étoiles.