Le premier quart a été le plus productif pour l’attaque de Laval qui, en terminant premier au classement, s’est assuré de recevoir chez eux leurs parties éliminatoires. Des dix-huit points marqués durant ce quart, Guillaume Rioux a marqué un touché et neuf points sont venus du botteur Boris Bédé qui a égalé le record de Christopher Milo pour le nombre de placements réussi dans une partie éliminatoire avec cinq. Sébastien Lévesque, avec un majeur et Bédé avec un placement, sont venus accentuer l’avance 28-0 pour les locaux tandis que Concordia n’arrivait pas à capitaliser sur aucune des facettes du jeu, lors du second quart. « On savait que si on avait une bonne exécution, ça allait fonctionner pour nous », a déclaré le receveur du Rouge et Or Guillaume Rioux.

N’ayant plus rien à perdre, les Stingers sont revenus plus fort en deuxième demie et ont joué avec l’énergie du désespoir, ce qui fut notable au niveau de la défensive qui n’a accordé qu’un placement à Laval. Ils ont aussi accordé un autre touché de sureté aux Lavallois. Matt Scheurwater a évité le blanchissage aux visiteurs en attrapant la passe de Reid Quest avec trente-deux secondes à faire au match. « On ne s’attendait pas à ce qu’ils commencent aussi fort, nous n’avons pas été capables de les arrêter », s’est contenté de dire l’entraîneur des Stingers Gerry McGrath. « Nous ne sommes pas déçus, car Laval fait partie du top 6 des équipes au pays », a-t-il complété. Malgré une performance décevante, les Stingers ont été dans le coup au niveau des verges par la passe avec une récolte
de 237 verges.

Les bleus contre les rouges  en finale

Dans l’autre demi-finale, les Carabins de Montréal sont allés battre le Vert et Or de Sherbrooke chez eux pour s’assurer une place en finale de la conférence Québec qui les opposera au Rouge et Or samedi prochain. Cette saison, les deux équipes se sont divisées les honneurs avec une victoire de chaque côté. « C’est bon pour la rivalité de se rencontrer en finale », a affirmé l’entraîneur-chef de Laval, Glen Constantin. Les joueurs approuvent également la position de leur entraîneur. « On ne peut pas avoir meilleur scénario, parce que Montréal nous a déjà battu et on espérait pouvoir se reprendre », a dévoilé le demi-défensif Jonathan Laliberté.

La finale aura lieu samedi au Stade Télus de l’Université Laval et les locaux voudront sans aucun doute utiliser l’avantage de la foule pour tenter de se rapprocher encore plus de la Coupe Vanier.

Crédit photo : Josée Normandeau