Trois fois, une équipe du Rouge et Or est montée sur la plus haute marche du podium à l’issue d’un Championnat U Sports au cours des 12 derniers mois. Si 2016-2017 a été l’une des années les plus fructueuses du programme, tout indique qu’il ne s’agit que d’un prélude à l’avenir.

L’exceptionnelle saison des clubs sportifs de l’Université Laval a pris son envol lors de la fin de semaine du 12 et du 13 novembre. L’équipe masculine de cross-country et la formation féminine de soccer ont alors saisi l’occasion de s’affirmer comme les meilleures de leur sport au pays.

La première a livré une performance collective sans faille sur les plaines d’Abraham pour mettre la main sur sa toute première bannière de championnat national. Le brio du nouveau venu Yves Sikubwabo, premier à franchir la ligne d’arrivée, a placé son groupe en bonne posture. C’est toutefois grâce à la performance de ses coéquipiers, dont Antoine Thibeault et Alexandre Ricard, respectivement arrivés en quatrième et en cinquième place, que cette victoire s’est concrétisée.

« C’était plaisant parce que c’était devant famille, amis et tout ça, mais ça ajoutait une petite pression, concède l’entraîneur-chef, Félix-Antoine Lapointe. De voir que les athlètes ont livré une performance sans faille dans un contexte où ça aurait pu être facile de crouler sous la pression, ça m’a rendu très fier. »

Première au Québec

Le lendemain de cette performance historique, un autre groupe d’athlètes du Rouge et Or s’est mis en évidence. La formation féminine de soccer a complété une saison parfaite de la plus belle des façons, soit en méritant un deuxième titre canadien en trois ans. Léa Chastenay-Joseph, qui disputait un dernier match extérieur au niveau universitaire, a permis aux célébrations d’avoir lieu en marquant le but gagnant dans les dernières minutes du match.

« Remporter une deuxième médaille d’or en trois ans, c’est vraiment exceptionnel, surtout qu’il n’y a aucune autre équipe du Québec qui l’a fait, soutient celui qui pilote ce groupe depuis 1995, Helder Duarte. On est vraiment contents de cet exploit-là. »

Deux semaines plus tard, le club de football a obtenu la Coupe Vanier, remise à la meilleure formation au pays, pour la neuvième fois de son histoire. Cette conquête a donné du fil à retordre à la formation chouchou du campus de l’Université Laval. Non seulement elle a trimé dur jusqu’aux toutes dernières secondes de la finale québécoise pour compléter une remontée spectaculaire contre les Carabins, mais elle a aussi dû surmonter un déficit de 14 points en finale canadienne. Ces parties ont donc procuré des émotions fortes aux partisans.

Opposition à l’interne

Quelques mois plus tard, voilà que ces trois équipes se retrouvent en nomination pour l’obtention du prestigieux prix remis à l’équipe par excellence de l’année du Rouge et Or. Dans le contexte où elles se sont chacune élevées au sommet de leur sport au pays, il n’est pas facile de trancher.

Peu importe qui sera clamé grand gagnant, l’entraîneur-chef d’athlétisme et de cross-country, Félix-Antoine Lapointe, est convaincu que cette année exceptionnelle au niveau des performances aura des répercussions sur l’ensemble du programme sportif de l’Université Laval.

« Dans l’ensemble, ça a été vraiment exceptionnel. D’avoir plusieurs équipes du programme championnes canadiennes, c’est motivant. C’est stimulant. Ça pousse toutes les équipes à se dépasser de voir qu’on est capables d’avoir plusieurs formations qui ont du succès comme ça. »

La performance d’autres groupes que ceux en nomination laisse aussi entrevoir de belles années pour le programme. C’est notamment le cas de celui des joueuses de basketball qui ont accédé à la finale du championnat canadien à la suite d’une saison régulière exceptionnelle. Malgré le départ de quelques membres importantes, il devrait continuer de s’illustrer l’an prochain.

Certaines déceptions

D’autres ont toutefois déçu par rapport aux attentes. Elles devront donc trouver le moyen de se relever l’an prochain. À commencer par l’équipe de rugby. La dernière saison régulière s’est déroulée à merveille, mais les choses se sont gâchées une fois les séries éliminatoires commencées. Une défaite subie contre les Stingers de l’Université Concordia l’a privée d’une première participation à un championnat canadien depuis 2011. L’entraîneur-chef Dominique Duquette a quitté ses fonctions et la capitaine Fabiola Forteza pourrait ne pas être de retour.

De son côté, malgré un 12e titre provincial consécutif, la formation masculine de volleyball s’est encore une fois avouée vaincue en quart de finale au championnat canadien. En entrevue à la fin de tournoi, l’entraîneur-chef Pascal Clément a confié que les programmes de l’Ouest plaçaient présentement la barre de plus en plus haute. Il a ainsi précisé que, pour espérer l’atteindre, le niveau d’intensité exigé à l’avenir lors des entraînements devra être plus élevé. Le joueur étoile, Vicente Ignacio Parraguirre Villalobos, a confirmé qu’il continuera de porter les couleurs du Rouge et Or lors des deux prochaines saisons. Son retour devrait aider l’équipe à connaître de nouveau du succès sur la scène provinciale et à obtenir de meilleures performances au niveau national.

Dans l’ensemble, c’est tout de même un vent d’optimisme qui souffle sur le programme sportif de l’Université Laval au terme de cette saison ponctuée de nombreux championnats provinciaux et nationaux. La saison prochaine, les clubs victorieux feront face à une nouvelle pression, celle de défendre leur titre. Ils auront ainsi l’occasion de démontrer que cette saison n’était pas qu’une simple illusion de leur domination.