Je ne pouvais m’imaginer prendre part à la descente des médias. J’ai pourtant sauté sur l’occasion. Les commentaires «d’amis», sur Facebook quelques jours avant la descente me font toutefois réfléchir. Ai-je pris ma décision trop vite? Peu importe, j’irai me «Red Bull crasher la face»!

Une fois dans le Vieux-Québec, mon sac de hockey sur l’épaule, je me dirige vers l’endroit réservé aux compétiteurs. Tout en enfilant mon équipement assez désuet, je réalise très rapidement que je ne suis pas le seul à me questionner. Un sentiment de peur mélangé à l’angoisse envahit la pièce. La grande majorité d’entre nous en sommes à notre première expérience, tandis que les vétérans s’en donnent à cœur joie en tentant de faire amplifier ce stress.

Suite à une courte visite de la piste en compagnie de Christian Papillon, le directeur sportif du Red Bull Crashed Ice, il est temps de s’y lancer. Nous avons chacun droit à trois descentes de pratique pour ensuite débuter la fameuse course qui n’est pas sans enjeux. Le gagnant de ce challenge aura l’occasion de s’élancer lors des qualifications nationales. Peut-être suis-je trop naïf, mais la seule et unique idée qui me vient en tête est «pourquoi pas moi?»

Une fois la première descente faite, contrairement à mes attentes, je me débrouille assez bien. Mon côté compétitif étant assez développé j’espère au fond de moi affronter un adversaire faible, mais ce n’est pas le cas. Je réussis tout de même à en arracher la victoire après une course très serrée.  Passons au quart de finale! Comme lors de ma course précédente, tout se déroule bien… jusqu’à trois mètres de la fatidique ligne d’arrivée. Comme nous l’avons si souvent vu durant cette journée, une chute vient ruiner mes espoirs de pouvoir m’exercer devant les 110 000 curieux qui ont envahi ces rues samedi soir dernier.

Malgré tout, cette expérience m’a permis bien certainement de m’amuser, mais surtout de réaliser à quel point les patineurs qui ont dévalé la piste samedi méritent leur titre d’athlètes. Après la remise des trophées, je retourne chez moi en espérant retenter ma chance l’an prochain sans le stress de l’inexpérience!