Le Rouge et Or aura finalement réussi à saisir l’opportunité de venger leur défaite crève-cœur de l’année dernière. Une écrasante victoire de 37 à 14 leur procure donc la 7e Coupe Vanier de leur histoire.

Raphaël Bergeron-Gosselin

La grande différence entre les deux formations qui s’affrontaient est assez claire après avoir vu la rencontre. D’un côté, une formation talentueuse certes, mais misant énormément sur le brio d’un seul joueur en Kyle Quinlan. De l’autre, une équipe unie dans laquelle tous les joueurs sur le terrain sont en mesure d’effectuer LE gros jeu qui fera mal à l’adversaire.

Durant cette semaine de préparation, l’entraîneur en chef, Glen Constantin l’a mentionné à plus d’une reprise. Gagner une année c’est bon, mais de gérer le succès et de répéter l’exploit, ça, c’est le vrai défi.

Le personnel d’entraîneurs des Lavallois semble clairement mieux entourer les joueurs que leurs rivaux qui bénéficiaient même du luxe de jouer à moins d’une heure de leur domicile. Beaucoup de distraction était passible de déranger la préparation des deux équipes et l’une semble avoir mieux géré le tout que l’autre.

Lors de la dernière pratique de jeudi après-midi, les joueurs des Marauders ont sauté sur le terrain avec leur robe de chambre… Certains ont vu cela comme un signe de détente et de contrôle du stress. D’autres, comme Constantin, ont compris dès ce moment que l’accent n’était pas sur le football.

Dans mon tout premier texte écrit en début de semaine, je mentionnais que les deux formations avaient leur propre vision de la préparation physique et mentale adéquate pour remporter le match. Aujourd’hui, nous sommes capables de voir que celle du Rouge et Or a été plus appropriée.

Depuis que le Rouge et Or existe, il s’agit d’une tradition de champion. Faire partie d’une de ses équipes est extrêmement exigeant, mais tellement valorisant et formateur que tous ceux qui y sont passés vous diront que cela a été la plus belle expérience de leur vie.