L’étoile chilienne de l’équipe masculine de volleyball du Rouge et Or, Vicente Ignacio Parraguirre Villalobos, pourra aider son pays à se qualifier pour les Jeux olympiques à l’occasion d’un tournoi de la dernière chance présenté du 4 au 6 juin au Mexique.

La dernière place disponible pour le prochain tournoi olympique de volleyball qui se tiendra à Rio de Janeiro l’été prochain sera à l’enjeu lors de cette compétition. Le Chili a accédé à cette étape en terminant en troisième position du tournoi de qualifications pour les équipes sud-américaines.

« On est fiers de ce que l’on a fait jusqu’à maintenant. Mais, on n’arrêtera pas. On va [saisir] notre chance et on verra après », a indiqué le sympathique athlète surnommé « Vicho » lorsque rencontré par Impact Campus à la suite d’un match du Rouge et Or.

L’étudiant de deuxième année au baccalauréat en administration des affaires précise toutefois que « ce ne sera pas facile » pour son pays. Situé au 34e rang mondial lorsque le classement des équipes nationales a été mis à jour pour la dernière fois en octobre dernier sur le site Internet de la Fédération internationale de volleyball, il devra avoir le dessus sur la Tunisie (16e), le Mexique (24e) et l’Algérie (31e) pour passer à l’étape suivante.

Adaptation en douceur

En attendant cette compétition, l’attaquant de 6 pieds 4 pouces tentera d’aider le Rouge et Or à remporter un autre championnat provincial avec ses prouesses offensives. Encore cette saison, il répond aux attentes fondées en lui lors de son arrivée dans la Vieille-Capitale.

Comme l’année dernière, alors qu’il en était à ses débuts au Québec, il a été élu joueur par excellence du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) cette saison. Il pourrait aussi être nommé sur la première équipe d’étoiles du Sport interuniversitaire canadien (SIC) pour une deuxième fois de suite.

Il considère être actuellement dans un meilleur état d’esprit que lors de ses premiers pas avec le Rouge et Or. En situation de match, la langue française n’est plus une barrière. Il constate que cette adaptation l’a aidé à stabiliser la qualité de son jeu. En dehors du terrain, la situation est semblable. Même s’il est loin de ses proches, une routine s’est maintenant installée.

« C’est sûr que cette année, depuis le début, c’est beaucoup plus facile que l’année passée. L’année passée, c’était pour vivre l’expérience. Cette année, c’est la vraie vie. Je savais ce que je devais faire », précise celui qui aspire à une carrière professionnelle en volleyball.

Expérience enrichissante
Photo : Danika Valade

Photo : Danika Valade

Malgré les difficultés rencontrées, l’expérience qu’il vit avec le Rouge et Or pourrait donc l’aider à vivre de son sport. Comme la saison du principal circuit de volleyball au Chili ne dure que trois mois, il devra soit s’installer en Argentine, au Brésil ou en Europe pour bien y arriver.

« J’ai gagné beaucoup d’expérience et un peu de leadership aussi avec le Rouge et Or, juge celui qui est âgé de 21 ans. C’est sûr que ça va m’aider pour toute ma carrière. [Le programme] va garder une place importante dans mon cœur. »

Actuellement situé au septième rang du top 10 des équipes du SIC, la formation masculine de volleyball du Rouge et Or est en pause jusqu’au 4 mars. C’est à ce moment que débutera la série finale (format deux de trois) l’opposant aux Carabins de l’Université de Montréal.

Un autre Chilien en 2016

L’équipe masculine de volleyball du Rouge et Or accueillera un autre Chilien dans ses rangs l’année prochaine en Gabriel Alonso Araya Menares.

Si « Vicho » est un élément clé en offensive, le nouveau venu en sera un aussi important en défensive, croit l’entraîneur-chef de l’équipe Pascal Clément.

Gabriel Arayacourtoisie Rouge et Or

Gabriel Araya
courtoisie Rouge et Or

« De ce que j’ai vu en vidéo, je pense qu’autant Vicente est un excellent attaquant en puissance, autant Gabriel est bon au bloc. C’est un athlète qui semble avoir une bonne lecture de ce que l’adversaire fait. Le bloc est l’un des éléments qu’on veut améliorer dans notre groupe », a-t-il expliqué par voie de communiqué de presse.

Le joueur de centre de 6 pieds 6 pouces connaît bien son compatriote déjà présent dans l’équipe. Les deux évoluent ensemble avec la formation nationale chilienne.

« Gabriel était lui aussi intéressé par le jumelage entre le sport et les études, et ce n’est pas facile à faire au Chili. Il voit la progression de Vicho au niveau de l’apprentissage du français, et ça ne semble pas être un problème », a ajouté Clément.