Myriam Adam n’avait jamais vraiment planifié faire du volleyball. Sportive aguerrie, même à son plus jeune âge, c’est son amour pour le sport en général qui l’a poussée à jouer. « J’ai commencé le volley en secondaire 1, parce qu’il manquait quelqu’un dans l’équipe », se rappelle la joueuse de centre.

Le hasard ne s’arrête pas là. Son choix d’école aura aussi modelé son avenir sportif. « Au début, j’hésitais avec le SSF (Séminaire Saint-François), mais il n’y a même pas d’équipe de volley alors je n’en aurais peut-être jamais fait », ajoute Myriam. Finalement et heureusement, son choix s’est arrêté sur le Collège Champigny.

Elle se découvre ainsi une attirance pour le sport qu’elle continuera de pratiquer au cégep Garneau dans le AAA avant de rentrer à l’Université Laval. « Tout s’est fait naturellement, je n’ai pas commencé à jouer en me disant c’est sûr que je veux jouer dans le AAA », insiste l’étudiante.

Elle est maintenant à sa troisième année dans le programme de génie industriel. « Je n’avais pas le goût de passer ma vie assise dans un bureau et finalement, j’ai vu génie industriel, qui est plus de la gestion de projet et du travail d’équipe », affirme-t-elle, convaincue qu’il s’agit d’une bonne voie pour exprimer son leadership.

Comme pour plusieurs, le parcours d’étudiante-athlète n’est pas de tout repos. « Ça demande vraiment une bonne organisation et il ne faut pas être stressée », témoigne Myriam. Elle avoue aussi qu’il ne faut pas être trop perfectionniste. « Oui je vise des bonnes notes, mais je ne vise pas tout le temps des A+ », lance-t-elle, consciente de sa réalité particulière.

Au départ, les cours de tronc commun de génie lui ont tout de même donné du fil à retordre. «J’ai eu des problèmes avec mon premier cours de math de l’ingénieur parce que tous les examens sont le vendredi soir, mais nous ce soir-là, on a tout le temps des parties », se remémore l’étudiante. Elle a ainsi été obligée de reprendre ses trois examens, tous pendant la même journée, le 23 décembre. «Tout le monde pensait que j’allais couler, mais finalement je les ai eus ! »

« Maintenant, j’ai des bonnes cotes, parce que le pire est fait et je suis rendue habile pour gérer mes horaires », poursuit-elle. En plus maintenant, elle occupe aussi un emploi à temps partiel dans une entreprise d’usinage de précision. « Après mon premier stage cet été, ils m’ont gardée et je continue de travailler là à temps partiel », souligne Myriam. En bonus, elle n’aura pas besoin de chercher bien longtemps après son baccalauréat puisqu’ils lui ont aussi offert un poste après ses études.