La rectrice actuelle, Sophie d’Amours, quittera ses fonctions au printemps 2027 après deux mandats consécutifs. Le premier candidat à se déclarer pour la course au rectorat à l’automne est Louis-Philippe Lampron, professeur de droit et ancien président du Syndicat des professeur.es de l’Université Laval. Impact Campus propose un portrait du candidat.
Par Léann Laquerre, chef aux Arts
Transparence, collégialité et solidarité : ce sont-là les mots d’ordre de la campagne d’Université Laval collégiale, représentée dans la course au rectorat par Louis-Philippe Lampron. Composé de Madeleine Pastinelli (professeure au département de sociologie), Nolywé Delannon (professeure au département de management), Laura Monetta (professeure de département de réadaptation) et Simon Viviers (professeur à la FSÉ école de counseling et d’orientation), le groupe a annoncé leur intention de se présenter pour le prochain mandat il y a plus d’un an, publiant notamment une série d’épisodes de balado expliquant et explorant leurs positions et leurs motivations (toutes disponibles sur leur site web), menant aussi des consultations auprès de la communauté universitaire.
L’approche même du groupe remet en question le fonctionnement du poste de recteurice : « Une chose qui est très claire et qui explique pourquoi on a décidé de se présenter, c’est que c’est sûr que l’Université Laval ne peut pas être dirigée par une seule personne, peu importe son talent, sa compétence ou son expertise. C’est une grosse tâche qui implique des délibérations et un travail d’équipe. On trouve que c’est très cohérent avec le cœur de notre programme qui vient avec un partage des pouvoirs décisionnels à l’intérieur de l’université.» explique Louis-Philippe Lampron en entrevue. Loin de considérer cette approche comme radicale, le groupe la perçoit davantage comme un retour aux sources de la collégialité universitaire, perdue de vue avec la managérialisation de l’institution dans l’ensemble de l’Amérique du Nord. Néanmoins, il semble que la collégialité mobilisée par le groupe semble n’inclure que les professeur.es si on se fie à la composition d’UL collégiale.
Le groupe prône un environnement où la communauté serait réellement à la base du processus décisionnel. « C’est vraiment au cœur de notre programme d’arriver avec une structure qui va faire en sorte qu’au niveau budgétaire, au niveau décisionnel, puis au niveau des priorités, que ce soit vraiment la communauté qui soit au cœur des décisions, puis que celles et ceux qui sont au rectorat et dans les fonctions de direction, ce soit vraiment des représentants de la communauté et non pas des patrons.» Ainsi, pour Louis-Philippe Lampron, la prise de décision commune et basée sur les besoins réels du campus préviendrait la réactivité qu’a rencontré l’administration de Sophie d’Amours. « Si on a à prendre des décisions ensemble, c’est beaucoup plus facile à accepter pour l’ensemble de la communauté.»
Quant aux enjeux étudiants (et professionnels) présents sur le campus comme la crise de l’abordabilité pour se loger et se nourrir, il est clair pour le porteur de ballon d’UL collégiale que ce sera au cœur de leur programme à l’automne prochain de manière concrète, parce que bien que la course au rectorat soit encore jeune, les membres votants souhaiteront sans aucun doute se baser sur des éléments plus tangibles. « Nous, on est pas mal d’avis que pour être capables de faire en sorte que celles et ceux qui font vivre l’université puissent être confortables dans leur capacité à critiquer, par exemple, certains éléments de leur condition de travail ou d’étude, il faut diminuer la précarité et accroître la prévisibilité, que ce soit pour les étudiants ou encore les professionnel.les de recherche et les chargé.es de cours.»
Visitez le site d’Université Laval collégiale pour toutes informations supplémentaires sur leur candidature au rectorat.


